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    <title><![CDATA[Les Etoiles d'Encre]]></title>
    <link>http://etoilesdencre.over-blog.com/</link>
    <description>Des amateurs d'écriture français, anglais, espagnols, et allemands, qui vous immergent jours après jours dans le quotidien du personnage qu'ils ont composé... </description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Les Etoiles d'Encre]]></title>
        <link>http://etoilesdencre.over-blog.com/</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Sep 2009 12:32:14 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 30 Sep 2009 12:32:14 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Arthur Vauthier</copyright>            <category>Vie perso / Journal intime</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Cadeau]]></title>
        <link>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16659429.html</link>        <description><![CDATA[<div align="right">
    <div align="right">
      <font size="2"><font face="Verdana"><strong>Tours</strong></font></font><font face="Verdana"><br></font>
    </div>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><strong>Léopold<br>
    <br></strong></font>
  </div><font size="2" face="Verdana"><img width="100" height="100" src="http://idata.over-blog.com/0/25/72/06//l__opold.jpg" alt="l__opold.jpg" class="GcheTexte">« N'y touche pas ! »<br>
  Je retire ma main, presque penaud, mais pas assez pour ne pas sourire à Léa.<br>
  « Tu as raison. J'vais éviter que ça s'infecte. »<br>
  Ses yeux. Ils sont magnifiques. L'étincelle dorée y luit plus fort que jamais. Le soleil n'est rien en comparaison du feu qui danse au coeur de ses pupilles. J'aimerais m'y laisser tomber et ne
  plus me réveiller.<br>
  Nous nous éloignons de la boutique de piercing pour gagner le centre de la Place Plum'. L'endroit, sans être bondé, est malgré la température fort animé. Des gens bavardent aux terasses,
  tranquillement installés, une boisson posée devant eux.<br>
  J'observe mon reflet en passant devant une vitre plus sombre. Un simple anneau d'argent à l'oreille gauche. Mon cadeau d'anniversaire. Je ne sais comment m'expliquer à moi même ce que je ressens.
  Ce métal qui transperce ma chair, qui pénètre en moi, il fait vraiment partie de mon être, c'est comme si Léa était physiquement liée à moi. J'accepte d'être elle et j'accepte qu'elle soit moi.
  C'est presque quelque chose comme ça. Et puis, il me va bien. Je crois. C'est en tout cas l'avis de Léa. Ainsi que l'avis de ses amis.<br>
  « Waw, Léo, le piercing ! Ca en jette !<br>
  - Pas mal, oui ! Tu as ça depuis quand ?<br>
  - On vient d'aller le faire, réponds-je à Jérémy, c'est Léa qui me l'a offert pour mon anniversaire !<br>
  - C'était pas samedi, ton anniversaire ? intervient Juliette<br>
  - Vendredi, corrige Léa. Mais bon, il a fallu attendre de voir s'il était d'accord, quand même ! Ensuite, le temps de prendre un rendez-vous...<br>
  - Ca te va bien, me lance Jérémy avec un clin d'oeil.<br>
  - Hep, pas touche ! »<br>
  Je lance un regard en coin à Léa. Mais elle sourit. J'ai un peu de mal à savoir quand est-ce que Jérémy plaisante, parfois. D'un autre côté, je le vois mal essayer de me voler à Léa, ils paraissent
  trop proches.<br>
  Nous ne nous sommes pas arrêtés de marcher en parlant, et sommes arrivés à la terasse du Sherlock. Chacun tire une chaise, en terasse, parce que maintenant nous sommes trois à fumer, et surtout
  parce qu'il fait beau.<br>
  Je me gratte discrètement le lobe de l'oreille tandis que Léa regarde ailleurs, et Pierre surprend mon regard sans savoir l'interpréter.<br>
  Léa passe un bras derrière mon dos, depuis sa chaise. Je me laisse aller au fond du siège, et sens sa main dans mes cheveux, et le soleil dans mes yeux. Bon sang. Je suis bien.<br>
  <br>
  <br></font>]]></description>
        <pubDate>Fri, 15 Feb 2008 00:17:00 +0100</pubDate>        <guid >http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16659429.html</guid>
                <category>Léopold</category>        <comments>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16659429-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Comme dans un film]]></title>
        <link>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16488615.html</link>        <description><![CDATA[<div style="margin-bottom: 0cm;">
    <div align="right">
      <strong><font size="2" face="Verdana">Dijon</font></strong>
    </div><strong><font size="2" face="Verdana">Sylvia</font></strong>
  </div>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <font size="2" face="Verdana"><br>
    <img width="100" height="100" src="http://idata.over-blog.com/0/25/72/06//sylvia_essai-1.jpg" class="GcheTexte" alt="undefined" >Tic. Tac. Tic. Tac. Tic.
    Tac.<br>
    J'ouvre les yeux, et la lumière y pénètre. La montre dort paisiblement à côté de mon lit, et sa respiration régulière me berce. Tic. Tac. Tic. Tac. Je crois qu'elle se sent bien ici. En sécurité.
    Je tourne mon visage vers elle, et le balancement de ses aiguilles semble me sourire. Nous voilà enfin à la maison.</font>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    <font size="2" face="Verdana"><br>
    Le soleil caresse la façade du Dionysos, timidement écrasé entre deux murs. L'intérieur fourmille.Souple comme un chat, elle se faufile entre les tables, apportant son sourire pétillant en même
    temps que les tasses de café. Je me suis arrêtée à l'entrée, mon regard happé par sa silhouette, et tout le monde me dévisage. Je n'ose pas trop la déranger en plein service, je me sens ridicule.
    Elle lève la tête et finit par me remarquer. Tout son être s'illumine. Silencieusement, j'articule que je reviendrai plus tard, ouvre la porte et m'enfuit loin de la foule bruyante. J'ai à peine
    fait deux mètres que sa voix résonne dans mon ventre. «&nbsp;Hey, Sylvia !&nbsp;» Lullaby et ses yeux pétillants, Lullaby et son aura qui m'enveloppe. Lullaby et ses lèvres couleur framboise
    glacée. Qui aspirent mon âme au travers des miennes. Waow.<br>
    «&nbsp;Oh, désolée... je suis tellement contente... Sylvia ! Ca fait trop longtemps qu'on ne s'est pas vu ! J'ai pas trop le temps, là, j'ai demandé cinq minutes, dis-moi, où tu étais ? Qu'est-ce
    que tu as fait ?<br>
    - ...<br>
    - Oh, désolée, désolée de m'être jetée sur toi comme ça...<br>
    - Non, c'est rien... J'étais à Dakar, puis à Madrid, et j'ai mis un certain temps à revenir sur Dijon.<br>
    - Ca, j'avais bien remarqué ! Bon, j'y retourne, on se voit dans la semaine ?<br>
    - Quand tu veux.&nbsp;»<br>
    Je dois être dans un film. C'est ça le truc, je suis dans un film. Cette fille magnifique vient de m'embrasser, sous le soleil qui enserre cette ville où je suis si bien. Putain, ça fait du bien
    d'être rentrée.</font>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 10 Feb 2008 00:58:00 +0100</pubDate>        <guid >http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16488615.html</guid>
                <category>Sylvia</category>        <comments>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16488615-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Notre maison]]></title>
        <link>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16390408.html</link>        <description><![CDATA[<div align="right">
    <div align="right">
      <font size="2"><font face="Verdana"><strong>Joué-Lès-Tours</strong></font></font><font face="Verdana"><br></font>
    </div>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><strong>Léopold<br>
    <br></strong></font>
  </div><font size="2" face="Verdana"><img width="100" height="100" class="GcheTexte" alt="l__opold.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/25/72/06//l__opold.jpg">« Ca caille...<br>
  - Ouaip... »<br>
  Le silence retombe. Je porte la cigarette à ma bouche et aspire un nuage de fumée, puis le recrache en un brouillard aux reflets argentés sous l'éclat de la lune. Tout en étant proche du
  centre-ville, la maison en est suffisamment éloignée pour que la lueur des étoiles nous parvienne à peu près. Léa éteint sa cigarette entièrement consumée en la frottant au sol, puis se lève pour
  aller mettre le mégot dans une poubelle à quelques mètres de nous. L'air est piquant, et il me semble presque que ce sont les astres qui provoquent cette sensation sur la peau de mon visage. La
  nuit est magique. Léa revient près de moi et s'assoit.<br>
  « Au fait, Jérémy n'est plus avec Etienne. Ca a pas marché bien longtemps. J'ai pas vraiment compris pourquoi ils se sont séparés, c'est un peu dommage, il était sympa. »<br>
  J'acquiesce en silence. Je trouvais aussi ça plutôt pas mal qu'ils soient ensemble, ça me permettait de mieux m'intégrer, nous n'étions plus le seul couple. Il m'aura au moins permis de faire un
  premier pas dans le cercle d'amis.<br>
  « D'ailleurs je t'ai pas dit, on a parlé aujourd'hui de faire une soirée chez Juliette, vendredi, donc tu es invité. Il devrait pas y avoir plus d'une dizaine de personnes.<br>
  - Eh bien, oui, pourquoi pas, ça me dirait bien. Ca me dirait, oui. »<br>
  Elle me sourit. Je sais qu'elle aime me voir me rapprocher de ses amis, et finalement, j'y prends goût moi aussi. Nous restons quelques instants immobiles, puis d'un commun accord nous nous levons
  et nous dirigeons vers la maison. La maison, notre maison. J'en suis venu à considérer cet endroit comme ma propre demeure, et Léa le sent. Jérôme également est maintenant à Joué-Lès-Tours comme
  chez lui. Je laisse mes penser vagabonder tandis que je referme le portail. Léa et moi, on pourrait avoir un petit frère, peut-être. Nos parents ne sont pas si vieux que ça, à peine plus que la
  quarantaine. Puis je secoue la tête. Mauvaise idée. Et puis, je ne crois pas qu'ils en aient envie. Ils ont assez souffert comme ça.<br>
  L'entrée est déjà allumée quand nous entrons. La télévision est allumée et débite ses âneries. Léa et moi allons prendre place sur un fauteuil près de Jérôme et Christelle ; elle s'installe au fond
  du siège tandis que je m'assois sur le bras. Sa tête se pose sur mes côtes, et je l'entoure de mon bras. Christelle nous regarde en souriant.<br>
  « Alors, les fumeurs, ça va ? lance Jérôme sans détourner le regard du poste.<br>
  - Ca va, répond Léa. »<br>
  Et nous restons ainsi. La télévision continue de faire danser les ombres de la pièce.<br>
  <br></font>]]></description>
        <pubDate>Wed, 06 Feb 2008 21:44:00 +0100</pubDate>        <guid >http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16390408.html</guid>
                <category>Léopold</category>        <comments>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16390408-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Retour au Kremlin]]></title>
        <link>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16347040.html</link>        <description><![CDATA[<div align="right">
    <strong><font size="2" face="Verdana">Le Kremlin-Bicêtre</font></strong>
  </div>
  <div>
    <strong><font size="2" face="Verdana">Julian</font></strong>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><br></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><img width="100" height="100" src="http://idata.over-blog.com/0/25/72/06//julian1.jpg" class="GcheTexte" alt="undefined" >Comme
    c'est étrange, de dormir dans le lit de Nathan... Je suis revenu ici, mais cette fois avec tout mon barda, et Sa Majesté, qui se laisse transporter d'un appartement à un autre sans rechigner.
    Tant qu'il a un petit coin sur mes pieds pour dormir et de quoi manger, rien ne l'atteint, ce brave chat. J'ai aéré les lieux et fait un brin de ménage. Il faut dire que personne n'est venu ici
    depuis des mois. Pourquoi diable Nathan a-t-il abandonné sa vie parisienne pour aller s'installer à Dakar ? Qu'y a-t-il à Dakar qu'il ne trouvait pas ici ? Quelque chose ? Quelqu'un ? Qui
    sait...</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Il n'a même pas cherché à revendre son appartement. Il me le cède comme ça, avec un simple colis, un encrier et une clef. Je ne comprends rien à son jeu, mais cela
    m'intrigue toujours davantage. Est-ce que je ne suis vraiment qu'un pion sur l'échiquier de sa folie ?</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><em>Notre folie.</em></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">«Une locura que compartimos.&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Pourquoi ?</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><br></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Sa Majesté me regarde astiquer les lieux. Un petit deux-pièces, chambre + salon, ainsi qu'une minuscule cuisine et une salle de bain de la même envergure. J'ignore
    pour combien de temps je resterai ici, ce n'est guère pratique pour se rendre au boulot place de la République, mais je ne pouvais décemment pas squatter plus longtemps chez Laura. Je lui en veux
    de m'avoir caché sa relation avec ce sale type débarqué de New York, mais après tout nous n'étions pas vraiment en couple, alors qu'est-ce que ça peut bien faire ? Laura est une grande fille
    (façon de parler), elle est indépendante et elle en veut. Je l'ai vue s'épanouir quand nous nous sommes rencontrés en 2004-2005 ; elle se disputait avec ses parents, elle voulait fuir à Paris,
    entamer une vie nouvelle. Elle se réfugiait dans mes bras, puis mes bras sont devenus hostiles, à cause de l'influence qu'avaient sur moi les membres du Clan, jaloux de mon idylle. Alors elle
    s'est détachée de moi et elle a volé de ses propres ailes. Je suis entré en deuxième année à la fac de Lettres Modernes, elle a obtenu son baccalauréat et est partie pour Paris, à l'université de
    Saint-Denis, pour suivre des cours de cinéma. Nous ne nous sommes plus vus, hormis quelques rares nuits lorsqu'elle descendait sur Dijon, sans prévenir, et débarquait dans mon lit pour assouvir
    son désir. C'est peut-être avec elle que j'ai appris à souffrir. Désormais notre confiance mutuelle est totale. Comme quoi, il suffit parfois de rompre et de laisser passer le temps pour que les
    relations les plus délicates deviennent les plus belles. Est-ce qu'un jour nous connaitront ce repos, Lola ?</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Je sors ma plume, le beau papier à lettres, et le petit encrier. Il faut que je lui écrive.</font>
  </div>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 05 Feb 2008 18:29:00 +0100</pubDate>        <guid >http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16347040.html</guid>
                <category>Julian</category>        <comments>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16347040-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Curvings]]></title>
        <link>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16261405.html</link>        <description><![CDATA[<div align="right">
    <strong><font size="2" face="Verdana">Paris</font></strong>
  </div>
  <div>
    <strong><font size="2" face="Verdana">Julian</font></strong>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><br></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><img width="100" height="100" src="http://idata.over-blog.com/0/25/72/06//julian1.jpg" class="GcheTexte" alt="undefined" >«
    Heu... j'voudrais un menu best of chicken mythic avec potatoes -</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- Désolé, on fait plus de potatoes là, c'est frites ou curving.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- Et heu c'est quoi exactement des curving ?&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Bonne question, voilà qu'elle me pose une colle.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">«&nbsp;Ben comme des frites, mais curving.&nbsp;</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- Ah, bon, ok, ben je prends ça alors.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- Comme boisson ?</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- Sprite.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- Sur place ou à emporter ?</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- A emporter.&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Voilà. Je repète ces dialogues à longueur de journées. Mettre les curving dans un cornet. Mettre le chicken mythic dans sa boîte. Préparer la boisson, un sprite en
    l'occurence. Tout enfourner dans la petite valise en carton, vite, vite, les clients s'impatientent, le manager hausse la voix pour qu'on s'active davantage. Sale con va. Il s'appelle Max, et je
    le déteste. Ne pas oublier de mettre des petites serviettes.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">«&nbsp;J'ai droit à une réduction avec ma carte imagin'R ?&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Quelle idiote celle-là, elle pouvait pas le dire avant ? Une bouffée de colère m'envahit, je décide involontairement d'être archi-sec :</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">«&nbsp;Non, fallait le dire dès le début, désolé.&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">La fille fait la moue.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">«&nbsp;De toute façon ça marche pas sur le chicken mythic cette réduction mademoiselle, je peux vraiment rien faire.&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Elle paye et s'en va sans dire au revoir, sans doute dira-t-elle à ses copines déjà servies que «&nbsp;le mec avait beau être mignon c'était vraiment un pauvre
    con.&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><br></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Lorsque je rentre à l'appartement de Laura, je trouve celle-ci dans tous ses états.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">«&nbsp;J'ai essayé de t'appeler au moins vingt fois ! Tu peux pas décrocher non ?!&nbsp;</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- Heu, j'étais au taf, Laura...&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Elle rassemble mes affaires et sort ma valise. Je ne comprends pas...</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">«&nbsp;Il faut que tu partes, vite, dit-elle sans explication, un tremblement dans la voix.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- Mais pourqu...&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Je suis interrompu par l'ouverture de la porte d'entrée.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">«&nbsp;Salut Laur-&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Le type s'arrête en nous appercevant, Laura et moi, elle figée dans sa précipitation paniquée, moi avec un air ahuri. Il nous regarde alternativement, sans
    comprendre, lui non plus, ce qui se passe. Sa Majesté traverse ce décor immobile et silencieux, et n'en a strictement rien à foutre.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Laura soupire et tente de se calmer.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">«&nbsp;Qu'est-ce que tu fous déjà là, Simon ?</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- J'rentre de New York et c'est comme ça que tu m'accueilles, merci, sympa. C'est qui lui ?</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- Un ami que j'ai hébergé deux-trois jours, ment Laura, il vient d'arriver sur Paris et il a pas encore d'appart. Il est de Dijon aussi.&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Le mec que je ne connais pas me fixe d'un air suspicieux. Je soutiens son regard tout en le détaillant. De toute façon, mes yeux acajou, mêlés de feu et de glace,
    seront les plus fort. Il a les cheveux châtains mi-longs, une petite veste et une grande écharpe colorée, un pull à col-roulé, et de longues chaussures noires et poinutes bien cirées. D'emblée,
    je le déteste.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">«&nbsp;Tu pourrais nous présenter, non ? demande-t-il à Laura d'une voix traînante sans me lâcher des yeux.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- Simon, Julian, Julian Simon. T'es content ?&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Bizarrement, cela semble le satisfaire, car un sourire lui éclaire le visage et il vient me serrer la main amicalement, avant de se tourner vers Laura, qu'il
    embrasse avec fougue.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">«&nbsp;Si tu savais, j'ai eu une putain d'idée de scénario, ma chérie...&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><br></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><br></font>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 03 Feb 2008 11:40:00 +0100</pubDate>        <guid >http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16261405.html</guid>
                <category>Julian</category>        <comments>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16261405-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Faites que je ne me réveille pas demain]]></title>
        <link>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16193941.html</link>        <description><![CDATA[<div align="right">
    <strong><font size="2" face="Verdana">Paris</font></strong>
  </div>
  <div>
    <strong><font size="2" face="Verdana">Julian</font></strong>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><br></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><img width="100" height="100" src="http://idata.over-blog.com/0/25/72/06//julian1.jpg" class="GcheTexte" alt="undefined" >La
    pluie ne cesse de tomber. Et le sommeil ne vient pas. Mon esprit affuté se focalise depuis des heures sur le bruit des gouttes venues s'écraser contre le velux, et mon corps se tord sous la
    couette à n'en plus finir. Je ne sens plus Sa Majesté sur mes pieds. Toi aussi tu m'abandonnes, alors ? Laura n'est pas rentrée ce soir et j'ignore où elle se trouve. Je prends conscience que je
    suis loin de chez moi – plus encore que lors de mon séjour à Londres -, loin de ma ville, des mes frères et de mes amis.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><em>Tes amis ?</em></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Louis, Lulla, Alex, peut-être même Lola. J'ai des amis, tu sais.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><em>Alors pourquoi être parti loin d'eux ? Tu as longtemps reproché à Cathy, Sylvain et Nalvenn de t'avoir laissé tomber, et au final, tu reproduis la même
    chose.<br></em></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">La ferme !</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><em>Tu n'es pas bien ici, dans ta chère Capitale ? C'est ce que tu voulais non ?</em></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Le bruit de la pluie s'intensifie. Je me mets à pleurer, et j'enfonce ma tête dans l'oreiller pour étouffer le son des sanglots. Non, tu as raison, je suis un pauvre
    con, je n'aurais jamais dû partir. J'aurais dû rester au Dionysos, en province. Ici je ne connais rien et je hais ce boulot de merde, je ne veux pas me lever demain matin pour y retourner, je ne
    veux pas me lever demain matin, je ne veux pas me réveiller.<br>
    Mais tu ne dors même pas encore...</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><em>La ferme ! TA GUEULE !</em></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Mes pleurs s'intensifient. Une main passe dans mes cheveux. Est-ce que c'est toi Laura ?</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">«&nbsp;<em>Callate Julian, estoy aqui...</em>&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Mes yeux se ferment. Je sens l'odeur de Joàn envahir l'espace, la douceur de ses doigts sur ma nuque, la caresse de son souffle sur mon échine endolorie. Un frisson
    lourd se répand dans ma poitrine jusqu'aux extrémités de tout mon corps. Ne m'abandonne pas...<br>
    «&nbsp;Me quedo contigo, no te preoccupes mi amor.&nbsp;Y tu, Sombra, dejale por favor.&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><em>Ne me dis pas ce que j'ai à faire.</em><br>
    «&nbsp;Eres una sombra, y yo soy real. Tienes que obedecer. »</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><em>Salaud...</em></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Je me retourne violemment, et je prends Joàn par le cou. Mes mains se resserrent sur sa peau et j'espère le voir crever, étouffer, je serre de toutes mes forces et
    ce connard ne bouge pas. Ce n'est plus Joàn. C'est moi que j'étrangle. Et je suis devenu Joàn.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><em>Merde... Arrêtez ça...</em></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Je me contracte sous les draps. Les mots et les sons se mêlent dans ma tête. Le sang bouillonne dans mes tempes comme une mer en furie. Qui suis-je ? Où suis-je ? Je
    ne sais même plus quelle langue je parle. Tout s'emmêle dans ma tête. Et des vagues de sang viennent s'écraser sur les rivages de mon cerveau. Mon corps est replié comme un foetus. Faites que
    cela s'arrête, que je m'endorme.<br>
    Faites que je ne me réveille pas demain.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><br></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><br></font>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 01 Feb 2008 03:06:00 +0100</pubDate>        <guid >http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16193941.html</guid>
                <category>Julian</category>        <comments>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16193941-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Car je ne veux plus vivre loin de mes enfants]]></title>
        <link>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16189553.html</link>        <description><![CDATA[<div align="right">
    <div align="right">
      <font size="2"><font face="Verdana"><strong>Joué-Lès-Tours</strong></font></font><font face="Verdana"><br></font>
    </div>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><strong>Léopold<br>
    <br></strong></font>
  </div><font size="2" face="Verdana"><img width="100" height="100" src="http://idata.over-blog.com/0/25/72/06//l__opold.jpg" alt="l__opold.jpg" class="GcheTexte">Bouger. Bouger.<br>
  Je sens la colère monter en moi, rapidement étouffée par les mots qui tourbillonnent. Mais je ne peux pas bouger. Je respire profondément. Mes membres sont ailleurs. Je les sens sans pouvoir les
  mouvoir. Et pourtant il faut que je bouge, je dois me lever, prendre une feuille, un crayon, écrire, vomir les mots qui s'emmêlent dans mon esprit. Respire, Léo. Fort. Je crispe le poing, et sens
  peu à peu mes doigts remuer. Ca y est. Ils bougent tout à fait. Je m'étire nerveusement, ouvre les yeux, relâche ma respiration. Je peux bouger.<br>
  Je me lève, m'assois au bureau, allume la petite lampe. Qu'est-ce que c'est que ce bordel dans ma tête ? Les mots s'enchaînent, je dois les écrire.<br>
  <br>
  Voyez, je suis semblable à vous tous, pauvres gens,<br>
  Je suis aussi capable de porter les armes,<br>
  J'ai tout comme vous tous versé toutes mes larmes<br>
  Et sous la lune rousse perdu mon argent.<br>
  <br>
  Vous qui voulez détruire ce que vos aînés,<br>
  Sans s'attendre à votre ire, avaient fait de leurs mains,<br>
  Rendez-leur un honneur : ils seront morts demain.<br>
  Et voyez mon horreur : mes fils assassinés.<br>
  <br>
  Oubliez mes ancêtres, voici ma blessure ;<br>
  Je laisse transparaître ma douleur intime,<br>
  Je l'expose à vos yeux et à votre morsure.<br>
  <br>
  Alors, si mon sang pieux paraît illégitime,<br>
  Tuez-moi ; je me livre à votre soif de sang,<br>
  Car je ne veux plus vivre loin de mes enfants.<br>
  <br>
  Et je ne comprends pas plus.<br>
  Je parcours le texte d'un regard terne. Je ne sais pas ce que tout cela signifie. Et j'ai peur. Un frisson de froid me parcours, malgré l'agréable température de la pièce. Quelque chose se referme
  sur moi. Le dernier poème que j'ai écrit était déjà trop étrange. Mais je n'ai pas d'enfant. Qu'est-ce que tout cela signifie ?... Je ne comprends pas ces pulsions qui me saisissent et me forcent à
  écrire... Souvent elles s'emparent de moi en cours, mais la plupart du temps, une fois que je me suis laissé emporter, la plume retombe, sèche, avant d'avoir tracé la moindre boucle, et un puissant
  sentiment de frustration monte en moi, sans que je puisse l'expliquer.<br>
  Je chiffonne la feuille et la jette à la poubelle, puis me recouche.<br>
  <br></font>]]></description>
        <pubDate>Thu, 31 Jan 2008 22:25:00 +0100</pubDate>        <guid >http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16189553.html</guid>
                <category>Léopold</category>        <comments>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16189553-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sur place ou à emporter ?]]></title>
        <link>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16179198.html</link>        <description><![CDATA[<div align="right">
    <strong><font size="2" face="Verdana">Paris</font></strong>
  </div>
  <div>
    <strong><font size="2" face="Verdana">Julian</font></strong>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><br></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><img width="100" height="100" src="http://idata.over-blog.com/0/25/72/06//julian1.jpg" class="GcheTexte" alt="undefined" >«&nbsp;Sur place ou à emporter ?</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- Sur place.&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">Mon dieu. Est-ce vraiment moi, Julian Mahog<span style="font-style: normal;">any, qui pose cette question sans cesse ? Je remplis des cornets de frites, de potatoes,
    je confectionne des hamburgers, je les met dans de petites boîtes en carton, je prépare des boissons, je prend des commandes en caisse, je tape sur la machine. J'ai l'impression d'être un rouage
    dans une énorme machine, un petit boulon qui tourne dans un sens précis, parmi tant d'autres. Au Dionysos, j'avais des libertés dont je ne saisis l'ampleur qu'aujourd'hui. Juliette est là,
    heureusement. Elle me parle sans gêne de ses expériences sexuelles délurées, même quand il y a des clients, avant d'éclater d'un rire particulièrement bruyant et tapageur. Sans doute a-t-elle
    compris qu'elle ne m'intéressait pas, ou bien pense-t-elle que la fille avec qui j'habite en ce moment est ma petite amie. A dire vrai, je ne sais pas vraiment quelle relation j'entretiens avec
    Laura. Avant, lorsque nous nous voyions, nos corps embrasés se jetaient l'un sur l'autre dans une étreinte torride, et puis elle disparaissait, comme pour ne pas épuiser notre désir mutuel et le
    retrouver intact à son retour, comme pour cultiver volontairement un manque dans mon coeur. Mais nous avons grandi, et désormais, alors même que nous n'avons plus le coeur à sortir ensemble, nous
    vivons comme un vieux couple dans son appartement. J'ai mes soucis (McDo, Nathan et son jeu de piste, Lola...), elle a les siens (son tournage, son tournage, son tournage...). Le soir, quand je
    rentre du boulot – Place de la République, Boulevard des Filles du Calvaire, Rue Oberkampf, Boulevard Richard Lenoir, Rue de la Folie Méricourt – nous nous parlons à peine, nous faisons l'amour
    violemment, nous dormons. Le matin apporte avec lui son lot de nouvelles inquiétudes – vais-je savoir m'occuper du grill ? l'ingé son va-t-il se décider à m'appeler ?&nbsp;- tant et si bien que
    nous n'avons guère le temps d'éclaircir nos rapports. Même pas une seconde pour écrire une lettre à Lola. D'un autre côté, elle ne me répond rien non plus. Dois-je attendre une lettre en retour
    avant d'en écrire une autre ? Je n'en sais rien. Toujours est-il qu'entre les frites et le sommeil, je ne me consacre plus du tout – encore une fois – à l'écriture. Le petit Encrier attend
    patiemment, avec ma plume et mon papier à lettres, à côté de Sa Majesté, roulé en boule sur le bureau.</span></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2"><span style="font-style: normal;"><font face="Verdana">Le plus triste, dans tout ça, c'est que je finis par oublier de m'émerveiller de ces rues, de ces boulevards. Je ne me rends
    même pas compte que je suis à Paris, que j'y vis enfin. Ici il n'y a ni Tour Eiffel ni Champs-Elysées. Seulement ce froid soudain qui revient après quelques jours de beau temps, mêlé d'un vent
    aigu.</font></span></font>
  </div>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 31 Jan 2008 17:41:00 +0100</pubDate>        <guid >http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16179198.html</guid>
                <category>Julian</category>        <comments>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16179198-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Non-dits]]></title>
        <link>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16062290.html</link>        <description><![CDATA[<div align="right">
    <font size="2" face="Verdana"><strong>Paris</strong></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><strong>Damien</strong></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">&nbsp;</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><span><img width="100" height="100" src="http://idata.over-blog.com/0/25/72/06//damien-bis.jpg" class="GcheTexte" alt="undefined" >Nuits blanches. Journées blanches. Paris. Métro. Vie souterraine. Vie nocturne. Immersion&nbsp;totale. Jérôme me guide dans cette ville que je connais peu.
    Enfin, à la base, je la connais. Mais, pas beaucoup mieux qu'un touriste. Il me mène dans des endroits où seuls les initiés à une culture souterraine, pleine d'interdits, pleine d'insanités, se
    rendent. Je ne reconnais pas dans ces lieux, l'ami avec qui j'ai partagé la plupart de ma jeunesse. J'ai essayé de parler avec lui, de comprendre ce qui avait bien pu le plonger là dedans. Mais
    je me suis heurté à un mur de silence. Il est assis en face de moi. Il me fixe du regard. Ses yeux ne laissent transparaître aucun indice sur ce qui se passe dans sa tête. Je détourne les miens,
    et regarde les tubes de néons défiler alors que la rame serpente dans les entrailles de la ville. Depuis petit, je suis fasciné par ce monde souterrain. Je me suis toujours imaginé des histoires
    qui font peur en pensant à tout ces tunnels où tout est noir. Où la lumière du jour est bannie.</span></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><span>«&nbsp;Toujours à imaginer tes contes de fées dans les tunnels du métro?&nbsp;»</span></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><span>Jérôme me demande ça alors que lui-même a porté son regard sur les murs noirs.</span></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><span>«&nbsp;Comme toujours. Je n'ai pas beaucoup changé, tu sais...&nbsp;»</span></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><span>A l'inverse de certain, j'ai envie de poursuivre. Mais au regard en coin de Jé, je comprends que cette partie de la phrase est inutile et que je n'en saurai
    toujours pas plus.</span></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><span>«&nbsp;Tu as rappelé Yohan? Tu m'as bien dit qu'il t'avait proposé du taf?</span></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- Oui. Je dois le voir cette semaine.</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- C'est bien... Sinon... Paris te plaît?</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><span>- Je m'y fais tout doucement. Merci d'ailleurs de m'héberger et pour tout le reste aussi.</span></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><span>- Pas de soucis. Tu es mon meilleur ami Dam. Tu le sais bien. Je regrette juste que nous nous soyons perdu de vue pendant aussi longtemps. J'aurais voulu
    t'aider. T'aider à traverser tout ça.</span></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- J'aurais voulu être là pour t'aider aussi. Tu sais, depuis...</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">- N'en parlons pas, si tu veux bien. On descend au prochain.&nbsp;»</font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><span>Regard fuyant. Bouffée de chaleur. Silence. Remontée à la surface. Pendant un instant, je ne sens pas le froid de l'extérieur. Je le sens plutôt venir de
    l'intérieur. Nous marchons dans un dédale de petites rues comme savent le produire les grandes villes. Paris est vivante. Paris m'avale dans ses entrailles. Je ne vois pas le nom des panneaux des
    rues où nous circulons, celles-ci n'étant pas éclairées. Les entrailles de Paris sont sombres. Jé ralentit. Il toque à une petite porte. Merde. On se croirait vraiment dans un mauvais film. La
    porte s'ouvre. La musique électronique s'échappe par l'ouverture. En tendant l'oreille, j'entends les cris. Nous entrons. Bienvenue en Enfer.</span></font>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana">&nbsp;</font>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 28 Jan 2008 00:32:00 +0100</pubDate>        <guid >http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16062290.html</guid>
                <category>Damien</category>        <comments>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16062290-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quatre demoiselles de fumée]]></title>
        <link>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16042438.html</link>        <description><![CDATA[<div align="right">
    <div align="right">
      <strong><font size="2"><font face="Verdana">Tours</font></font></strong><font face="Verdana"><br></font>
    </div>
  </div>
  <div>
    <font size="2" face="Verdana"><strong>Léopold<br>
    <br></strong></font>
  </div><font size="2" face="Verdana"><img width="100" height="100" src="http://idata.over-blog.com/0/25/72/06//l__opold.jpg" alt="l__opold.jpg" class="GcheTexte">« Et dire que ça fait deux semaines,
  et que tu ne nous préviens qu'aujourd'hui !<br>
  - Oh, ça va...<br>
  - Laisse, il te taquine...<br>
  - Dites, euh... Vous voudriez pas arrêter de parler comme si je n'étais pas là ? »<br>
  Tout le monde se retourne vers Etienne en souriant, sauf moi. Je garde les yeux baissés vers la table, mes doigts dansant autour du verre.<br>
  « Désolé, mon chéri, mais tu sais, ces trois-là sont d'une impolitesse rare... Il n'y a que Léo qui soit poli, on se demande presque comment il peut rester avec cette petite peste de Léa ! »<br>
  Je regarde Jérémy, qui essaie de me réintroduire dans la discussion. Il me regarde d'un air encourageant. Je ne puis m'empêcher de songer à Alexandre, qui parfois me regardait avec la même
  expression, et qui avait trouvé en moi un partenaire pour son homosexualité refoulée. Jérémy ne refoule pas la sienne. Malgré cela, j'ai été surpris quand Léa m'a annoncé qu'il avait un copain et
  que nous allions le voir pour la première fois. Etienne. Il rit avec eux, déjà il est devenu leur ami, tandis que moi-même, depuis six mois, je suis encore un peu en dehors de leur cercle. Je suis
  un peu jaloux. Comment a-t-il fait pour s'intégrer aussi rapidement ? On dirait que chez lui, c'est naturel, qu'il lui suffit de parler avec quelqu'un pour lui être sympathique.<br>
  « Oh, tu sais... commencé-je à répondre, faisant un effort pour m'intégrer.<br>
  - Il est méchant ! »<br>
  Jérémy regarde Juliette d'un air un peu contrarié ; elle n'a pas compris sa tentative de m'insérer, et m'a coupé, réduisant mes efforts à néant.<br>
  « Il est juste jaloux ! reprend Léa. Il trouve que Léo est trop beau pour moi !<br>
  - Je suis sûr que c'est ça ! » renchérit Pierre, le sourire aux lèvres. Jérémy éclate de rire, et Etienne est un petit peu gêné.<br>
  « Ui, sans doute, marmonne-t-il, et il me fait un clin d'oeil charmeur. »<br>
  La bonne humeur règne autour de la table. Je souris moi aussi, et porte mon verre à mes lèvres. La discussion va bon train autour de ce couple naissant. Etienne est en quelque sorte une chance pour
  moi de m'intégrer en même temps que lui. C'est vrai qu'il a l'air gentil. Il sort un paquet de cigarette, en prend une et en propose une à Jérémy, qui se sert, puis il se tourne vers nous,
  interrogateur, le paquet tendu. Je sens que Léa hésite.<br>
  « Oh et puis allez, je veux bien, tiens, s'il te plaît ! »<br>
  Juliette la regarde d'un air un peu étonné, tandis que Pierre lui jette un regard complice. Jérémy rigole.<br>
  « Maintenant que tu as commencé, tu ne pourras plus t'arrêter ! Léo, tu en veux une aussi pour l'accompagner.<br>
  - Ben pourquoi pas. »<br>
  Ma réponse me surprend moi-même. Fumer. Quelle idée étrange. Mais si Léa le fait... Non, mauvaise formulation. Je ne suis pas un caniche qui suit le moindre de ses gestes. Simplement, j'ai envie
  d'essayer avec elle. Je saisis une demoiselle de fumée par le filtre, puis, après qu'Etienne a allumé sa cigarette et celle de Jérémy, me penche en avant pour cueillir la flamme de son briquet.<br>
  Je tousse en prenant une première inspiration. J'y suis allé trop fort. Léa rit, et, une seconde plus tard, se met à tousser elle aussi. Après tout, elle n'est pas non plus une fumeuse aguerrie. Je
  reprends une bouffée, plus timide, et sens une sorte de blocage au niveau de la gorge lorsque j'essaie de l'aspirer, mais me retiens de tousser. Je recrache un minuscule nuage de fumée, engloutie
  par celui qu'Etienne vient de souffler.<br>
  La conversation continue, pendant que je m'essaie à la drogue. Rapidement, Jérémy et Etienne ont fini leur cigarette, et Léa et moi nous retrouvons tous deux à prendre assez de fumée pour en
  recracher et suffisamment peu pour ne pas suffoquer. Je trouve ça sympa, de fumer avec elle, malgré le goût moyennement agréable du goudron qui me tapisse le palais.<br>
  Finalement nous nous levons, payons et sortons. Il fait froid, dehors, dans l'obscurité de la nuit tombée. Bises, poignées de main. Léa et moi regagnons le parking où&nbsp; nous nous sommes garés.
  Je lui ouvre la porte et m'installe au volant, enfonce la clé et la tourne. Le moteur ronronne. Je regarde Léa. C'était une chouette soirée.<br>
  &nbsp;<br></font>]]></description>
        <pubDate>Sun, 27 Jan 2008 15:06:00 +0100</pubDate>        <guid >http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16042438.html</guid>
                <category>Léopold</category>        <comments>http://etoilesdencre.over-blog.com/article-16042438-6.html#c</comments>                    </item>
  
 </channel>
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