Je suis l'Apatride, je suis la grande Inconnue

Publié le par Bételgeuse

Dijon
Sylvia

sylvia_essai.jpgCa y est. La France a élu son nouveau Président ; et moi, je fais tomber, une fois de plus, la pilule qui me susurre d'une voix mielleuse « Tu es malade. » Charlotte m'a envoyé un sms catastrophé par le résultat des élections. J'ai failli lui répondre que je n'en avais rien à foutre, que ce pays n'était pas le mien. Mais en y réfléchissant un peu, je n'ai pas de pays. Je suis l'apatride qui répand le poison sur vos terres. Je suis l'inconnue qui s'instille dans vos veines, et détruira tout. Je suis l'impératrice qui ne survivra pas.
Mon palais se tapisse de l'amertume du café, si douce en regard de l'acidité qui grouille dans mon ventre. Je me raccroche à ces sensations pour ne pas m'oublier dans l'Esprit, ne pas me perdre plus encore dans le dédale de mes pensées qui pèsent sur mon estomac. Je me suis alourdit d'irréel, et m'enfonce dans mon cerveau comme dans du pétrole, marée noire et épaisse qui me tient prisonnière.
Sortir, faire semblant que tout va bien, au point d'y croire presque pendant quelques instants. Oublier que quoiqu'il arrive, je rentrerai seule, j'avalerai mes cachets seule, je me coucherai seule. Ne me laissez pas finir comme ça, abandonnée de tous et vide d'espoir.
La réponse me vient naturellement à l'esprit. Il faut que je la revois, elle seule peut quelque chose pour moi. Si même à son contact, je suis une coquille vide, alors tout est perdu.
« Coucou ! Qu'est-ce que tu fais cet aprem ? Boire un coup en ville, ça te dit ? ++ Sylvia »
Contacts. Lullaby.
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Publié dans Sylvia

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B
waow....... cette Etoile me souffle..... (Sélène, obviously...)
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S
Fan de la thématique tout ça.<br /> Et la marée noire..<br /> Un disque monochrome raconte hier. Et en secret sur le fil grésillant, des étoiles peintes aux murs coulent rouge-iris isis. D'ici se collent à nos rétines les sons d'une orge de barbarie ; j'entends les bruits de tambourins laver son corps. Les dragons n'existent pas, les corps ternis de nos placebos en papier buvard s'en foutent. L'encre se retranche dans nos coins de tetes, le jour, les dragons n'existent pas. Et les démons en facade et la gueule en travers au pénible au quotidien et les fées déglinguées aux couronnes d'ampoules électriques .. tout ça cligne dans la pénombre de bouts de son corps. Des traces étranges de mélasse persistent sur la peau et les idées pulsent sous perfusion : gaines de caoutchouc, drainées de graisses noires, la nuit, les idées séchées, d'étincelles de réverbères ; la nuit est prometteuse. Son alter-ego fiche le camp, hybride. La nuit, les touches d'un piano mécanique tes valses de guirlande affolée, .. des danses, persistent les ailes grises des fantomes .. des phantasmes des sirènes.<br /> Exit.<br /> Et elle brisée enlisée errante, les mains collantes aux murs de marée noire, elle coule de sueur et <br /> crève.
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H
eh bien j'ai bcp aimé :-), court certe, mais efficace, moi je veux la suiteac la madame du mail!
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A
Ah bah, y a pas à dire, c'est chouette de revoir un peu Sylvia ! Elle vient si peu souvent nous conter sa vie... et on sait toujours pas grand chose sur Lullaby !
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P
Bah zut, le temps que j'écrive mon com je me suis fait devancer!! Tant pis pour moi.
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