Don't Worry
Valenciennes
Damien
« Bonjour tout le monde ! »Je dépose mon sac dans l’entrée dans laquelle flotte déjà la délicieuse odeur d’un repas préparé par ma mère. Aujourd’hui poulet rôti. Mon père m’invite à poser ma veste sur le porte manteau. Je le laisse ouvrir la porte du vestibule et faire l’annonce.
« Devinez qui vient d’arriver ? »
Ma mère qui fait face au four se retourne vers moi et un immense sourire traverse son visage. Je m’approche d’elle et l’embrasse.
« Comment va mon Damien ?
- Je vais bien maman. Et toi ? »
Elle semble vouloir me répondre mais ses yeux s’arrêtent d’un coup sur ma tête. Son regard devient plus dur.
Elle semble vouloir me répondre mais ses yeux s’arrêtent d’un coup sur ma tête. Son regard devient plus dur.
« Ca repoussera, t’inquiète. »
Mon père m’avait déjà fait une remarque dans la voiture sur la possible désapprobation de ma mère. Je sais qu’ils s’inquiètent surtout pour moi. Ils savent que je suis très sensible malgré le fait que je sois un garçon. Nos regards se croisent pendant plusieurs secondes sans qu’aucun mot ne soit dit. Je prie les cieux pour qu’ils ne parlent pas d’elles. Je sais qu’ils savent.
« Ben t’étais déjà pas très beau mais alors là, ça s’arrange pas. »
Mon père m’avait déjà fait une remarque dans la voiture sur la possible désapprobation de ma mère. Je sais qu’ils s’inquiètent surtout pour moi. Ils savent que je suis très sensible malgré le fait que je sois un garçon. Nos regards se croisent pendant plusieurs secondes sans qu’aucun mot ne soit dit. Je prie les cieux pour qu’ils ne parlent pas d’elles. Je sais qu’ils savent.
« Ben t’étais déjà pas très beau mais alors là, ça s’arrange pas. »
Merci petite sœur d’être soudainement apparu.
« Et toi alors ? Tu as osé sortir de ta chambre ? »
Ma petite sœur. Claire. 17 ans. Lycéenne et surtout l’archétype même de la petite sœur qui sait tout sur tout. Le genre de petite sœur que l’on voit que dans les films. Mon extrême opposé. Et surtout, un sacré caractère. Plus d’un garçon s’y est déjà heurté.
« Je t’emmerde dis donc. Je suis peut-être pas majeure mais j’ai un copain moi. Toi, elle est où ta copine ?
- Claire ! Ne parle pas comme ça à ton grand frère !
- Mais maman, je plaisante. Je suis contente de te voir Dam’.
« Et toi alors ? Tu as osé sortir de ta chambre ? »
Ma petite sœur. Claire. 17 ans. Lycéenne et surtout l’archétype même de la petite sœur qui sait tout sur tout. Le genre de petite sœur que l’on voit que dans les films. Mon extrême opposé. Et surtout, un sacré caractère. Plus d’un garçon s’y est déjà heurté.
« Je t’emmerde dis donc. Je suis peut-être pas majeure mais j’ai un copain moi. Toi, elle est où ta copine ?
- Claire ! Ne parle pas comme ça à ton grand frère !
- Mais maman, je plaisante. Je suis contente de te voir Dam’.
- Moi aussi. Bientôt le bac ? »
Elle hausse les épaules et m’explique qu’elle n’attend que ça. Elle ne s’inquiète jamais de rien. Elle n’a peur de rien. J’en apprends souvent plus d’elle qu’inversement. Nous nous installons tous autour de la table et commençons à manger le délicieux repas. Je me sens bien, entouré par eux. Mais je me sens mieux maintenant que lorsque je vivais encore à la maison. J’avais besoin de partir.
L’après-midi passe tranquillement, ma mère ne cessant de me poser des questions sur ma vie à Lille. Les éternels Est-ce que tu manges bien ? Est- ce que tu ranges un peu ? C’est pas trop dur là bas tout seul ? Et le travail ? Je la rassure sur tous ces points en évitant bien sur de lui parler de ma manière de décorer mon appartement. Elle s’inquiète beaucoup pour moi. Je crois que c’est cette inquiétude permanente qui m’étouffait ici. La mère qui protège son fils trop fragile.
Il est l’heure de partir. J’embrasse ma mère. Mon père m’attend déjà dans la voiture pour me conduire en gare. Claire est en haut. Je monte à l’étage. Je ne la trouve pas dans sa chambre mais dans mon ancienne chambre. Elle est assise à mon bureau.
Elle hausse les épaules et m’explique qu’elle n’attend que ça. Elle ne s’inquiète jamais de rien. Elle n’a peur de rien. J’en apprends souvent plus d’elle qu’inversement. Nous nous installons tous autour de la table et commençons à manger le délicieux repas. Je me sens bien, entouré par eux. Mais je me sens mieux maintenant que lorsque je vivais encore à la maison. J’avais besoin de partir.
L’après-midi passe tranquillement, ma mère ne cessant de me poser des questions sur ma vie à Lille. Les éternels Est-ce que tu manges bien ? Est- ce que tu ranges un peu ? C’est pas trop dur là bas tout seul ? Et le travail ? Je la rassure sur tous ces points en évitant bien sur de lui parler de ma manière de décorer mon appartement. Elle s’inquiète beaucoup pour moi. Je crois que c’est cette inquiétude permanente qui m’étouffait ici. La mère qui protège son fils trop fragile.
Il est l’heure de partir. J’embrasse ma mère. Mon père m’attend déjà dans la voiture pour me conduire en gare. Claire est en haut. Je monte à l’étage. Je ne la trouve pas dans sa chambre mais dans mon ancienne chambre. Elle est assise à mon bureau.
« Tu as investi ma chambre ?
- Oui. Ca ne te dérange pas trop ? Et puis comme ça t’es toujours un peu là.
- Tu me manques aussi. Mais on vieillit. On se reparlera sur msn.
- Ouais, si tu daignes me répondre. L’autre nuit, pas de réponses.
- C’est pas toujours simple. Le soir quand je rentre…
- Je sais bien. A moi aussi elle me manque. Elle était un peu comme une sœur pour moi.
- Tu me le dirais si tu avais de ses nouvelles ? »
Elle s’approche de moi et me serre dans ses bras. Je redescends et monte dans la voiture. Retour au bunker.
- Oui. Ca ne te dérange pas trop ? Et puis comme ça t’es toujours un peu là.
- Tu me manques aussi. Mais on vieillit. On se reparlera sur msn.
- Ouais, si tu daignes me répondre. L’autre nuit, pas de réponses.
- C’est pas toujours simple. Le soir quand je rentre…
- Je sais bien. A moi aussi elle me manque. Elle était un peu comme une sœur pour moi.
- Tu me le dirais si tu avais de ses nouvelles ? »
Elle s’approche de moi et me serre dans ses bras. Je redescends et monte dans la voiture. Retour au bunker.
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