June in red

Publié le par Sélène

Paris
Nathan
 
nathan.jpgFlip flip. C'est ce bruit qui m'a sorti de ma léthargie. Je suis resté 9 heures plongé dans l'inconscient. J'avais du sang séché sur la joue. Quelle connerie ! Mauvaise technique, mauvais dosage. Le premier contact avec le monde réel que j'ai eu dans la foulée a été Mélanie. Il m'a fallu vite refaire surface, quand j'ai senti le portable vibrer et entendu sa voix.
« Nathan, viens »
J'ai mis de coté un peu tout ; les fading sun et l'éternelle recherche d'autres étoiles. Remis à plus tard le bilan de ce fiasco que je comptais faire à l'Antiquaire. Lecture accélérée, je suis dans le sud. Les arènes les soleils les temps en latence, et nos parfums qui se chevauchent. Les humeurs capricieuses et les amours des rouges délices s'entraînent. Avance rapide et l'instant d'après je la retrouve le matin les mains déjà en manque. En manque de ce réconfort d'un passé qui nous obsède, depuis quelques années. Rien n’a été vraiment clair, dans cette peur du don à l'autre. Il y a ces tiraillements de vouloir être celui qui reste, de vouloir être celle qui attire. Etre celle dont l'image se grave à vie au fond d'une rétine. Martini, musique et rideau rouge. Attaché scellé et entraîné dans la spirale des hélices voluptueuses de corps qui se retiennent. Ces images en juin donnent le ton les encens les nuances des pourpres éphémères. Red in june et embrasse-moi je n'ai pas envie de comprendre que rien d'autre ne pourra naître. Juste un moment et il me reste de toi une mèche rouge à l'attrape-coeur. L'image se brouille et la seconde suivante un train me relie à la capitale. Le trajet les apocalypses les terres des rouges-dangers, je ressens encore les effets secondaires. Je ne sais toujours pas distinguer s'il s'agit du produit qui m'a fait dérailler il y a quelques jours. Ou s'il s'agit de cette jeune femme que je viens de laisser. Un parasite sur l'écran défile et je suis déjà devant ma porte. Je n'ai pas oublié mes clés... J'aurais aimé. Je franchis la porte l'esprit sous naphtaline. Connecté. J'ai abandonné la brune aux bras d'ether sur un quai. Je rentre chez moi.
Pause.

 
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Publié dans [Nathan]

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A
Toujours ce rythme effrené, qui me fait un peu voir sa vie comme un film décalé, plein d'avances rapides, de ralentis, d'effets de lumières et de sons... Et il ressort du tout quelque chose d'un peu triste quand même, comme une sorte de fatalité, l'obligation d'abandonner cette femme là où elle est, sans vraiment de raison :/
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A
Haha, tous les personnages qui plongent dans le Secret ressentent vite le besoin d'en sortir, de le laisser de côté pour savourer le réel, c'est marrant :) Je pensais que Nathan échapperait à la règle, mais non ^^ Et ça me le rend attachant :)
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B
Très belle article, à la rencontre du soleil, de l'amour , de l'envie, des regrets det de la passion.Epoustouflant!
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B
Passage de lucette, lectrice fidèle
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