Lectures

Publié le par Alsciaukat

Joué-Lès-Tours
Léopold
 
l__opold.jpgAlors ce n'était pas un rêve...
J'ai douté, depuis son retour. Je me suis demandé si je ne m'étais pas tout simplement imaginé cette scène à Tours, ces mains qui s'accrochent, sa tête sur mon épaule. J'ai cru mille fois qu'elle l'avait fait sans y penser, que c'était pour elle totalement dénué de sens, et que jamais plus nous ne serions aussi proches ; qu'à son retour elle redeviendrait l'intouchable et lointaine déesse au sourire trop rare. Et nous nous sommes vu si brièvement, la dernière fois... le temps d'un trajet en voiture, l'un à côté de l'autre, à parler plus avec les yeux qu'avec la bouche. Ce que j'y lisais était vrai. Je crois qu'elle m'aime.
Assise en tailleur sur son lit, juste en face de moi, elle me lit des poèmes de Baudelaire, de Rimbaud, de Verlaine. Les mots roulent avec tant de délice contre ton palais, les liaisons s'enchaînent avec fluidité, les rimes s'envolent dans nos coeurs réunis. Les poèmes les plus morbides ne sont pas nécessairement ceux qui te plaisent le moins. Et j'aime ceux que tu aimes. Il y a un tel gouffre entre une lecture de toi et une des élèves de ma classe de l'an dernier ; même un comédien me laissera de marbre comparé à l'effet que tu produis en moi quand tu prononces ces mots.
Peut-être un jour t'offrirai-je mon cycle du corbeau. Il me paraît si lointain... Je me souviens du cycle que j'avais involontairement débuté par la suite, qui s'était brutalement arrêté avec la fin des cours. Je conserverai celui-ci secret, j'aurais honte que tu poses les yeux sur une prose si plate. D'ailleurs, je ne te montrerai rien sur les corbeaux non plus, je ne pourrais souffrir la comparaison.
J'ai cru que mon coeur allait sortir de ma poitrine quand tu m'as invité cet après-midi. Moi qui n'osais pas t'appeler...
Tu me donnes le livre pour que je lise à mon tour. J'y mets alors tout mon entrain, toute mon âme pour donner vie aux mots. Et tu souris. Au fil des phrases je me détends, et la lecture est de plus en plus naturelle.
Ta main droite se pose sur le lit, entre nous. Tout en continuant de lire et en tenant le livre de la main gauche, je tends la droite vers la tienne. Nos doigts s'emmêlent. Je m'envole.


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Publié dans Léopold

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A
Mice j'avais pas lu le com d'Altaïr. M'en fous, je maintiens.
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A
C'est beau.
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A
J'trouve aussiii ^^ J'suis presque jaloux :P
A
Ca ne m'en parait que plus réaliste ! Quand j'aime quelqu'un et que je me sens aimé, je me mets à douter chaque fois que je quitte la personne en question, et j'oublie mes doutes en sa présence. Parfois, la présence de l'autre n'altère pas (ou plus) les doutes, et là, c'est un véritable cauchemar...
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A
C'est pas très bon signe, en général, quand on en arrive là :( Mais ui, il y a tellement de périodes dans l'amour... :)
A
Mais waouh ! (preum's) C'est beau !Après ton dernier frag, j'ai cru que ça coulerait, que Léo verrait des failles dans celle qu'il aime et que cela diminuerait la flamme, mais non, apparemment, ça a l'air chouette entre les deux :) Quel bonheur de voir Léo heureux comme ça !
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A
Ué ça fait bizarre de pas le voir juste indifférent :P Les failles j'imagine que ça arrive à tout le monde de penser en voir, mais faut bien aussi des moments où ça va :)