Oiseau de feu

Publié le par Altaïr

Dijon
Julian
 
julian1.jpgJe secoue Laura par les épaules. Son corps de feu s’est changé en marionnette inerte entre mes mains de diable. Pourquoi ? Pourquoi ?! Je sens que ça me brûle, que ça flambe. Est-ce la rage ? Est-ce l’amour ? Je ne sais si je la hais ou bien si je l’adore. Elle est là si fragile, je pourrais la briser si je le voulais, elle habituellement si pleine de braises et de rougeoiements. Je voudrais l’étreindre, l’étreindre jusqu’au sang…
"Je ne sais pas, dit-elle en réprimant ses larmes, "je ne sais plus où j'en suis..."
" Mais tu m'aimes bon dieu ! Et tu sais que moi aussi ! Pourquoi alors ?!"
Elle ne répond rien et réprime un sanglot. Ce mutisme me rend furieux. La colère fait palpiter ma peau et bouillir mon sang dans mes artères. Je voudrais la frapper. Je la désire toute entière, j’aime la moindre petite parcelle de sa personne, j’adule ses qualités, je vénère ses défauts. Laura, ma flamme… Comment peux-tu ne pas te rendre compte que nous sommes faits l’un pour l’autre, que nulle autre ne saura me faire vibrer comme toi ? Je sais que tu m’aimes, trop de fois ces mots ont franchis tes lèvres constellées pour n’être qu’illusion. Pour toi je serai l’astre poète, je transcenderai les mots pour t’en faire des parures de lumières, je délaisserai mes ténèbres pour te rejoindre dans le brasier de nos vies exaltées. Main dans la main nous batifolerons feu-follet, flottant dans la fournaise…
Laura ne répond rien, si petite maintenant. Je la serre tout contre mon cœur. Je suis tellement désolé. Je sais que je n’ai rien fait de mal, mais je ferai tout pour toi, y compris m’en vouloir.
Nos cœurs tapent à l’unisson, et cela te fait peur, cette belle et grandiose harmonie cardiaque. Moi aussi, j’entends battre ce rythme si parfait dans nos cages thoraciques. Il y a de quoi prendre peur, comme je te comprends. Oiseau de feu, mes bras ne sont pas une cage, mais la porte d’un monde. Viens ma Laura, ma nuée ardente… Mêlons nos larmes pour immoler nos peurs, embrassons cette chance que tant d’autres nous envient. Reviens-moi mon ange, mon embrasée…
 
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Publié dans Julian

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A
N'empêche qu'il est beau, ce fragment ^^'
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P
Ou simplement mercie ncore une fois, je ne te remercierais jamis assez d'être là...
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A
Gnééé?...
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P
c'est sur, pourtant je me trouvais grand à ce momeent là! je suis pour l'instant plus jeune, puisque j'évoulue dans un autre monde, que celui où j'ai déja grandi.
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A
Nous étions jeunes, Arnaud... Nous avons grandi (pas en taille c'est vrai).
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