Faites Danser les Masques

Publié le par Altaïr

Paris
Julian

Chemise blanche au col entrouvert, pantalon étriqué qui épouse la forme de mes fesses et de mes jambes, ceinture inutile pendant sur le côté. Les cheveux tirés en arrière, imbibés de gel, et attachés derrière le crâne pour laisser jaillir une petite queue de cheval J’accomplis les rituels nécessaires, précis et minutieux, pour pénétrer dans le monde de la nuit, le monde des apparences, un monde de Masques. Passage succinct devant le miroir, un sourire, trop facile. Je suis un descendant du peuple d’Olympe.
Et nous voilà entrés dans une immense boîte de nuit, où résonnent des rythmes telluriques et enivrants. Les corps se déchaînent sur la piste et dans les cages, c’est une marée de corps dansant, éblouissante de flash colorés et de fumigènes, une tempête artificielle pleine de lumières et de sons. Gautier, aussitôt, m’entraîne sur la piste. Son tee-shirt rouge moulant redessine les formes harmonieuses de son torse et se colle à moi tandis qu’il se déhanche, tout son corps frottant contre le mien. Je reste un instant sans bouger, me laisse happer par la musique qui commence à me mordiller doucement pour mieux me grignoter tout entier. Dévoré par elle, je sens mes jambes s’animer et se mettre à battre le tempo. Et le rythme remonte jusqu’à mes fesses, court mon échine et envahit le dos et les épaules, pour se déverser dans les bras. Alors je me laisse porter par sa chaude suavité, je me déhanche comme ces centaines, peut-être ces milliers de gens qui dansent autour de nous. Je suis un grain de sable dans l’immensité du monde des Masques, où tout n’est qu’apparence, où tout n’est que surface. Des milliers de Masques qui dansent. Yes, we like to move it move it… and put our hands in the air… pour caresser nos illusions cireuses de masques qui fondent en vapeur…
Et ta langue dans mon cou Gautier, je la sens courir ma peau, m’embraser. La luxure est reine en ce lieu rouge et rose chair qui respire le désir des hommes. Nos torses s’inondent de sueur et se collent l’un à l’autre, et je passe mes bras autour de son cou, le regard planté dans ses yeux avec volupté, tandis que nos corps exécutent des mouvements érotiques et flamboyants. Que c’est bon, de ne plus penser à rien, d’être là, d’être corps, en accord avec la matière tangible, ne plus s’évader dans les fumées légères de nos pensées… L’alcool qui coule dans nos gorges et se fond dans nos sangs agit comme une ancre qui nous ancre dans le réel et enchâsse nos esprits fugueurs. Dansons, dansons, jusqu’au bout de la nuit…
L’aube commence à peine à rosir le ciel lorsque nous quittons la boîte de nuit. En passant devant le DJ qui fume une cigarette, je fais comme si de rien n’était. Je sens son regard me brûler de part en part, son regard de dieu. Mais je ne me retourne pas.
  
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Publié dans Julian

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A
En effet, je trouve que cette réponse réhausse ton statut de critique à mes yeux et le justifie mieux. Il était donc nécessaire que tu la fasse. Je suis tout à fait prêt à accepter tes critiques après cette mini "explication". Lol et j'espère que tu en referas.<br /> Pour répondre désormais en tant qu'Etoile, je dirais que mon style ne cherche en rien à "impressionner" le lecteur. Je ne le travaille pas tant que ça, il me sort sans que je le commande. Et ça colle bien au tempérament de Julian, finalement. Et Julian est loin, bien loin de me ressembler. Ou alors c'est qu'on me connait mal... (même si, forcément, certains traits de sa personnalité son issus de moi).
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G
Ce qui me pose problème, c'est que j'ai l'impression que tu essaies plus d'impressionner le lecteur par des belles tournures que de le captiver... Comme si tu voulais prouver que tu écris bien. Je trouve que ton style gagnerait à être plus léger. Ca par contre ça peut t'aider, non? Sinon je cherche pas à coller des étiquettes aux persos (et je suis pas là non plus pour disserter sur ce qu'est l'amour), c'est juste que je vous reconnaît de plus en plus à travers vos personnages, de façon bien plus flagrante qu'au début. Ca ne vaut pas que pour toi. En fait, j'ai tellement l'impression de lire vos propres pensées que j'ai du mal à me retenir de coller vos visages sur vos persos. Enfin si c'est voulu... on m'a trompée sur le but de ce blog, je croyais que c'était juste pour le plaisir de la narration, pas pour parler de soi (c'est possible de faire l'un sans l'autre). Et sinon, en quoi une critique est déplacée ? Pourquoi je serais pas en mesure de dire ce qu'est "écrire" ? Parce que tu le sais mieux que les autres ? Le but de ma critique était de te pousser à te remettre en question, apparemment c'est particulièrement dur pour toi. Quoi qu'il en soit, j'accepte avec plaisir le rôle de la Grande Méchante. La Grande Méchante au pays des Bisounours. Parce que certaines personnes doivent être contentes de ne pas voir que des critiques positives, mais aussi des critiques critiques, enfin où on dit vraiment ce qu'on pense quoi, sans forcément que ça veuille dire que c'est de la merde...
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A
Me voilà ravi de savoir que tu préfères les styles des autres au mien, voilà qui m'aidera probablement beaucoup à écrire la suite de mes textes. Pour te répondre, je trouve assez incongru de venir me dire ce qu'écrire n'est pas et ce que c'est écrire. Un peu incongru, et surtout un peu déplacé. <br /> En ce qui concerne nos personnages et nous, il est alors important de rappeler que les Etoiles et moi même obéissons aux règles de ce blog, qui ne sont pas transmises au lecteur, et qui nous invitait à puiser dans nos vies pour en recréer de nouvelles. Il est donc normal que vous retrouviez des éléments de notre existence réelle dans la vie de nos personnages. <br /> Enfin, je dois ajouter que Julian n'est pas "devenu homo", il sort simplement avec un mec. Peut être qu'un jour vous arrêterez de donner des noms, peut-être que vous cesserez de poser des questions. Vous regarderez l'amour, venant d'une même personne pour une femme et/ou pour un homme. Et aucune question ne viendra jusqu'à vous. <br />  
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G
Comment dire... Trop travaillé, pas fluide du tout. Ecrire c'est pas juste mettre des jolis mots les uns à la suite des autres, c'est aussi savoir équilibrer un peu entre des passages recherchés et d'autres moins. Là dessus je préfère largement le style de Bételgeuse et d'Aldébaran.Et sinon, quelqu'un peut m'expliquer pourquoi vos persos deviennent homos alors qu'ils l'étaient pas au début ? J'ai pas envie de lire les aventures, fantasmes ou réflexions des auteurs... Surtout qu'au début vos persos étaient censés ne pas vous ressembler... Non ?
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A
je viens de relire tt tes textes et je me suis apercu que ds mon commentaire précédent j'avais oublié de cité nalwenn (jsais pas cmt tu l'écrit)<br /> put our hands in the air : que de souvenir, sa metonnai que tu ne l'ai pas encore mis cette chason parmis tte les soirée de débauche qui st contées!!
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