Aspégic

Publié le par Alsciaukat

Tours
Léopold
 
J’observe calmement le contenu de ma cuillère. La substance est molle, beige, un peu grumeleuse sur le sommet. Le caramel forme un petit océan liquide autour de l’île de crème surnageant. Je prends le temps d’imaginer l’écosystème qui pourrait se développer dans un tel endroit, avant de me rendre compte que l’activité n’est finalement pas si passionnante que ça. J’enfourne le tout dans ma bouche, finissant le yaourt.
Le self est encore plutôt calme. J’ai finis à onze heures, et peu de gens mangent avant midi dix, fin des cours du matin (pour ceux qui n’ont pas la malchance, comme moi demain, d’avoir quelque chose jusqu’à une heure et quelques…), ce qui m’offre cette vue imprenable sur les tables vides et garantit la tranquillité à mes oreilles.
Je me penche vers mon sac posé entre mes jambes pour y prendre mon cachet d’Aspégic. J’en prends tous les midis, pour simuler la péricardite avec crédibilité. Les questions à ce sujet sont bien les rares auxquelles je réponde, puisqu’elles me permettent par la suite d’avoir la paix. Au lycée, à cette époque où le sport était encore censé être obligatoire, ma prétendue maladie me permettait également de ne pas assister à ces cours ennuyeux et inutiles.
Je me redresse, et vois arriver Alexandre, un plateau dans les mains. Etonné, je regarde autour, et vois que Marie le précède finalement, mais est allée chercher un pichet.
Ils s’avancent jusqu’à ma table. Je crois que je ne vais pas les aimer, ceux-là.
« On peut se mettre avec toi ?
- Non. »
Comme ça, c’est dit. Elle a un grand sourire, et Alexandre lui-même ne peut s’empêcher de lâcher un petit rire.
« Allez, c’est bête de partir sur de mauvaises bases, il faut qu’on fasse connaissance ! »
Elle s’assoit en face de moi, et son copain prend place à son côté. J’ai envie de la baffer. Je déchire le haut de l’emballage du sachet d’aspirine.
« Alors, parle-nous un peu de toi ! Tu viens des environs, non ? »
Je verse la poudre dans le verre, ajoute de l’eau, mélange.
« Léopold ? »
Je bois. Pose le verre. Me lève.
Je m’en vais.
 
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Publié dans Léopold

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A
Ah ah moi-même je ne sais pas exactement combien de temps il va tenir... et je ne suis pas encore certain de la manière dont il va craquer :)
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A
Pas grave Bet...<br /> Dites, on fait une supputation party sur Léo un de ces 4 pour savoir combien de temps il tiendra avant de craquer?... :-P
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B
je me repens........:$ mais criez paaaaaasssssssss!!!!!!!
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N
Excellent! Ca me rapelle de lointains souvenirs! Cette envie de rester seul, cette haine (pourtant non justifiée) pour les autres dont on s'accomode bien finallement. Je me demande aussi combien de temps il va tenir? ;-)
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A
Betel, on ne met pas d'alinéa pour les dialogues, et on en rajoute pas sans le consentement de l'Etoile. C'est un choix de MEP qui lui est réservé (excepté l'alinéa de début qui est obligatoire).
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