HangOver

Publié le par Bételgeuse

Dijon
Sylvia

Ma tête est devenue plomb, qui s’enfonce dans l’oreiller ; mes paupières sont lourds rideaux noirs ; où est passé mon corps ? Je ne sens que cette barre de fer qui remue entre mes tempes bleuies de tant de coups imaginaires. Il faut que je me souvienne comment faire bouger mon bras, ou mes jambes, peu importe, comment est-ce que j’active mes muscles ? (si muscles il y a encore). Je sollicite mes neurones fatigués, je sens la chair encore vivante dans mes membres, mais ceux-ci sont fonte pure, et mon organisme moitié endormi n’est pas apte à en soulever le poids. Je veux respirer fort, arracher ma cage thoracique à tant d’apesanteur, mais l’esprit malin des lendemains de boisson excessive a déposé une enclume dessus pendant mon sommeil agité.
Depuis combien de temps oscillé-je entre réalité et rêveries éthyliques, je ne sais, mais il me semble à présent que je pourrais soulever tout ce plomb, ces rideaux noirs, cette fonte ; j’amène un bras imprécis à mon front, caresse mes tempes dans l’espoir de chasser le fer en fusion qui coule par mes oreilles, mes narines, le bord de mes paupières, ce fer en fusion qui coule doucement dans mon cerveau par tous les orifices de mon visage, chaud, lourd, hallucinatoire, ce fer en fusion qui tient mes paupières-rideaux fermées. Ma tête pleine de liquidité-métal balance un peu plus en arrière, de droite à gauche, de gauche à droite ; et dans un effort herculéen, j’entrouvre les épais pans de tissus noirs, qui tirent avec eux des fils de fer encore chauds, comme du fromage fondu qui s’étend à l’infini, ne voulant pas lâcher sa proie.
La noirceur des rideaux fait place à la noirceur de mon environnement en pleine nuit. Un souffle chaud résonne à côté de moi. R… Mon bras-fonte tâtonne le drap, ne sent rien que l’étoffe trempée de sueur, ou de larmes. Je crois me souvenir avoir pleuré. Je tourne mon corps de pierre sur le matelas, côté enclume, j’enfonce ma joue, dans laquelle coule le fer en fusion de mon cerveau, j’enfonce ma joue dans l’oreiller. Bouche ouverte, je sens le métal chaud qui coule et forme une tache éphémère sur le drap. 
 
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Publié dans Sylvia

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A
Bah Procyon ce ne sont que des bases, tout ça. <br /> Hugo > besoin d'un coup de main en philo?
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H
voui question bouffe on maïtrise tt suite mieux^^
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P
les personnages (jed et sylvia, sans oublié julian) ont dénorme reference grecque! on en trouve ici aussi, normal! ce n\\\'en est que plus pitoresque!
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A
Ben j'imagine qu'elle est faite exprès, quand même, elle est juste moins bien passée pour moi que les précédentes. Il s'agit de :"le fer en fusion qui coule par mes oreilles, mes narines, le bord de mes paupières, ce fer en fusion qui coule doucement dans mon cerveau par tous les orifices de mon visage, chaud, lourd, hallucinatoire, ce fer en fusion qui tient mes paupières-rideaux fermées"
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B
ah oui, je te rassure, c'était quand même fait exprès.....okok, la prochaine fois je me demanderai si ça passe bien ou pas!!!
H
me parle plus de conscience!!!! avoir conscience de soi est-ce devenir etranger à soi??? à rendre pour le 10 octobre, HELP loool<br /> ben concernant le fragment t'as de l'imagination j'en serais incapable... j'aime bcp le passage ki parle de fromage fondu lol après la couscous party une raclette party? :P
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B
pour la philo, voir avec Alti...mais la raclette, je peux m'en charger ;-) lool(chacun son domaine )