Grand Vent

Publié le par Altaïr

Dijon
Julian

Encore une bourrasque. Les feuilles mortes qui jonchent le macadam s’envolent dans un souffle dansant. Une poubelle tombe à la renverse dans un grand fracas qui fait sursauter les passants. Mon rhume est revenu hier. Une toux rauque me sort de la gorge. Je n’ai pas renvoyé de message à Lola, car je sais qu’elle me proposera de me revoir au plus vite et je ne veux pas que le goût de notre premier baiser (ne riez pas, ça finira bien par arriver) me soit occulté par l’amertume d’un nez bouché. Ca finira bien par passer, il faut que ça passe.
Il y a beaucoup de vent aujourd’hui. Dans les rues de Dijon. Dans ma tête aussi. Plus je pense à Lola, plus il y en a, alors que ce devrait être le contraire. Je devrais respirer pleinement cette petite fleur d’alizé, la respirer tant et si bien qu’elle n’aurait plus d’odeur. Il faudrait que je pense à autre chose.
Il fait beau. Beau mais nuageux. Beau mais venteux. Une beauté automnale, que dore légèrement le soleil et les miettes d’arbres dispersées.
Mortes, elles sont mortes.
Jolies, jolies petites feuilles, venez par ici…
Oh. Vous voyez, ça revient. Ca recommence. Encore. C’est toujours là.

Je marche tranquillement. Je ne pense à rien. Je ne pense à rien. Je ne pense à rien.
Il faut que vous sachiez, je sais lire dans le ciel, et j’ai vu de ces choses, de ces choses qu’on oublie pas. Je n’ai pas beaucoup de temps, il faut que vous sachiez. Ca va revenir, bientôt, plus terrible que jamais. Il ne veut pas que je le dise, mais je le sais. Ce n’est plus qu’une question de jour. Il faut que vous sachiez…
J’ai fini de lire La Nausée aujourd’hui. Tu vois petit bouquin, petit livre de rien, je t’ai mangé tout cru jusqu’au dernier mot, et je suis toujours là. Aucun problème.
Maintenant que je suis sûr de les avoir tous oubliés, je vais pouvoir m’adonner à ma nouvelle vie. Un grand vent pour nettoyer tout ça. Ne plus penser qu’à toi Lola. M’agripper à ton corps pour ne pas couler. Petite fleur, la plus belle de ce grand jardin de femmes. Laisse moi te humer, laisse moi te consumer. Je suis le feu qui grandit, attisé par le vent. Je me consume et je t’embraserai. Un grand fanion ardent drapé de rougeoiements.
Une fumée noire s’élève.

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Publié dans Julian

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L
Est-ce bien raisonnable de lire "La nausée" avec le nez bouché et le coeur enflammé????Non, ça ne l'est pas.Tant mieux.Continue comme ça!
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M
Mais qu'est ce que c'est que cette histoire de "fumée noire" encore ?! Allez petit Julian, on arrête d'attirer les catastrophes maintenant !Bon forcément, un petit homme tout faible emmitoufflé derrière son écharpe, on a envie de le protéger...Mais pour un premier baiser entre Lola et Julian, on avait rêvé mieux qu'un "atchoumage" intempestif qui pourrait tout gâcher ! Non non non !Allez guérit vite Juju ! Sinon, frag' très romantique je trouve...Les feuilles qui volent, le froid, le vent, et toutes ces questions qui tournoient dans la tête de Julian...Plein d'espoir et de tragédie à la fois.J'aime beaucoup =)(Je viens d'écrire un roman ! lol)
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A
J'aime les longs coms moi :D Vive toi Min ! (oui moi en revanche je suis pas inspiré ce soir).
D
ah, le cycle de feu :-p<br /> Mais enfin tout de même, ca peut être craquant un garçon avec une grosse écharpe et le nez tout rouge, non ? <br />  
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A
Oulàh ! Tu as piqué la couleur de com de Procyon ! Vilaine Déneb !
P
alala!! ce vilain rhume qui casse le romantisme!!!! soigne toi vite!bon sinon c'est quoi ce mauvais présage à la fin du texte!!! fumée noire très mauvais signe tout ça!en attendant la suite je souffle quand même le preums!!!!!
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A
Hehe bien joué pour le preum's miss ! Moi ça va suis pas malade, mais Julian si, t'en fais pas il va se soigner :D Pour le mauvais présage... hehe faut relire quelques anciens fragments je crois...