Si j'avais tort?

Publié le par Alsciaukat

Tours
Léopold

J’ai vraiment bien fait d’acheter ces gants. Le froid ne parvient pas plus à les transpercer que mon manteau, que certains dans la classe ont qualifié de « manteau d’aviateur » jusqu’à ce que je les réduise au silence d’un regard appuyé. La nature humaine m’effare, parfois. Pourquoi tant d’obstination ? Pourquoi, toujours, malgré tout, continuer à s’accrocher, à vouloir m’approcher, à être pressant et stupide ?
Enfin bon, je suis toujours heureux que les cours aient repris. Non que ces vacances aient été vides d’occupations, au contraire, simplement, je crois que j’aime être assis dans une salle de classe et écouter le professeur tenter de nous enseigner sa matière. Je pourrais sans doute suivre des cours seuls, avec des livres, mais je pense que mon père ne serait pas d’accord. Ce n’est pas grave. Je ne suis pas pressé. Pourquoi le serai-je ?...
Je m’engouffre dans l’entrée du lycée. J’aperçois Michael du coin de l’œil. Il me voit aussi, je crois, mais nous nous ignorons l’un comme l’autre. Moi parce que je me fiche de lui, et lui parce que sans doute il n’a pas le courage de dire bonjour. C’est parfait ainsi. En voilà un qui a compris !
La chaleur ne tarde pas à s’abattre sur moi tandis que je monte les marches, et j’ouvre mon manteau pour laisser passer un peu d’air, avant de remettre mes gants dans mon sac. J’ai surtout hâte d’être cet après-midi, en fait. Contrôle de maths sur les coniques et la géométrie dans l’espace. Je crois que je n’ai encore jamais rien maîtrisé aussi bien que je maîtrise cela.
Je me renfrogne un peu en voyant les élèves massés devant la salle. Entre autre, Marie, Georges, Alexandre, Jeanne et Jérôme qui interrompent leur discussion en me voyant arriver. Marie a l’air de vouloir s’avancer, mais Georges le retient. J’avais raison, il se fiche d’avoir des excuses, et ne veut sans doute pas que Marie s’abaisse à venir me parler.
Parfois je me demande si j’ai raison. Je me demande si tout ce que je pense d’eux est vrai. Si j’avais tort ? Si je me fourvoyais ? Seulement, je n’ai pas le courage d’aller jusqu’à faire semblant de m’entendre avec eux pour découvrir la vérité. J’ai surtout peur qu’elle soit telle que je me l’imagine.
Je vois que Marie a abandonné l’idée de venir me parler, mais elle a l’air de fulminer encore, les poings serrés, un regard acerbe dirigé contre moi, que je ne parviens pas à faire ployer cette fois-ci. Peu m’importe, je laisse couler, pose mon sac au sol et m’adosse au mur. Le professeur ne devrait pas tarder.

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A
Autant pour moi !
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A
Euh ben en fait c'est plutôt Déneb qui a raison sur le coup ^^' Mais rassure-toi tu n'as rien manqué, je n'ai juste pas eu le temps de faire un fragment pour expliquer la raison de tout ça... vous le découvrirez... peut-être ! (Même si ce n'est pas le principal.)
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A
Non Déneb, c'est plutôt en rapport à son attitude depuis la rentrée... Tu devrais relire tout Léo !
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D
j'aime bien leopold. le cynisme me plait. mais j ai du louper un truc, il doit s excuser de quoi ? O_o il s est passé un truc pendant la soirée d'halloween ?
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A
Wow, ça avance, ça avance :) Je n'avais pas prêté garde. Arf, bientôt je n'aurai plus le confort de ne pas avoir à faire la MEP et la publication de mes fragments :P
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