Dans le piège de Hathor
Dijon
Julian

Quoi ?! C’est une blague j’espère ? Non, il est hors de question que tu ailles à Paris ce week-end Lola, encore moins pour voir ton ex ! Non, je ne suis pas d’accord, et y passer une nuit en plus !« Julian, c’est fini entre Ludo et moi, et puis il y aura Pierre, un ami qui…
- Ah parce que si il n’y avait pas ce « Pierre », j’aurais de quoi être inquiet par contre ?
- Mais non, c’est juste que ça fait longtemps que j’ai pas revu Pierre et c’est l’occasion ou jamais… Il n’y a que de l’amitié entre nous.
- C’est déjà trop. »
Je sais que je vais trop loin, que je joue le tyran. Mais je ne veux vraiment pas qu’elle y aille. Je ne veux pas la perdre, j’ai encore trop besoin d’elle. Tout commençait à être parfait, pourquoi faut-il toujours que ça finisse par déraper ?! Le Ca qui coule en moi et irrigue mon Cœur pulse de jalousie. C’est un flot hérissé qui parcourt mes veines et me blesse, me torture. Lola est à moi. A défaut de pouvoir être elle, je la veux mienne, prendre possession de sa personne. Quand bien même elle serait à toi maintenant, elle ne l’a pas toujours été… La ferme ! Ne me parle pas, ne prononce pas un seul mot à l’arrière de ma tête ! Cette voix aigre, c’est… oui… Je la reconnais maintenant, son écho remonté des profondeurs de l’oubli.
C’est Maïa. Je redessine son visage de déesse à la peau cuivrée et aux longs cils fins et noirs, ses yeux lourdement fardés et son nez d’une splendeur sculpturale inconcevable, ses longs cheveux noirs encadrant une figure pointue, l’élégance relevée de son être et son assurance gracieuse. C’est cela qui en elle m’a tant séduit.
Je sais que je vais trop loin, que je joue le tyran. Mais je ne veux vraiment pas qu’elle y aille. Je ne veux pas la perdre, j’ai encore trop besoin d’elle. Tout commençait à être parfait, pourquoi faut-il toujours que ça finisse par déraper ?! Le Ca qui coule en moi et irrigue mon Cœur pulse de jalousie. C’est un flot hérissé qui parcourt mes veines et me blesse, me torture. Lola est à moi. A défaut de pouvoir être elle, je la veux mienne, prendre possession de sa personne. Quand bien même elle serait à toi maintenant, elle ne l’a pas toujours été… La ferme ! Ne me parle pas, ne prononce pas un seul mot à l’arrière de ma tête ! Cette voix aigre, c’est… oui… Je la reconnais maintenant, son écho remonté des profondeurs de l’oubli.
C’est Maïa. Je redessine son visage de déesse à la peau cuivrée et aux longs cils fins et noirs, ses yeux lourdement fardés et son nez d’une splendeur sculpturale inconcevable, ses longs cheveux noirs encadrant une figure pointue, l’élégance relevée de son être et son assurance gracieuse. C’est cela qui en elle m’a tant séduit.
« Salut, c’est Julian ton prénom, pas vrai ?
- Oui.
- Enchantée, je m’appelle Maïa. Tu viens prendre un verre avec moi ? Je ne connais personne dans cette promo de merde. Ils sont tous un peu cons - sauf toi - je t’ai repéré depuis le début. »
Je suis flatté, elle se fraye en chemin dans la faille qu’elle découpe subtilement en moi.
« Ils sont en première année de Lettres Modernes et se prennent pour des intellectuels, ils s’imaginent déjà écrire un bouquin et être reconnus pour leur misérable talent… Ils me dégoûtent. Je sens que toi tu n’es pas comme ça. Tu viens chez moi ? »
- Enchantée, je m’appelle Maïa. Tu viens prendre un verre avec moi ? Je ne connais personne dans cette promo de merde. Ils sont tous un peu cons - sauf toi - je t’ai repéré depuis le début. »
Je suis flatté, elle se fraye en chemin dans la faille qu’elle découpe subtilement en moi.
« Ils sont en première année de Lettres Modernes et se prennent pour des intellectuels, ils s’imaginent déjà écrire un bouquin et être reconnus pour leur misérable talent… Ils me dégoûtent. Je sens que toi tu n’es pas comme ça. Tu viens chez moi ? »
Ma plus grosse erreur a été d’accepter.
« C’est bon, va à Paris Lola, je te fais confiance après tout. Je t’aime. »
« C’est bon, va à Paris Lola, je te fais confiance après tout. Je t’aime. »
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