Maladie

Publié le par Aldébaran

Chenôve
Jed

jed.jpgJ’ai chaud. Même si je ressens le froid qui tente de percer la barrière de mes couvertures, je crève de chaud. Une goutte de sueur perle sur mon front. J’ai un terrible mal de tête. Merci Jonathan, toi que j’ai aimé, le seul homme que j’ai chéri, tu m’aides maintenant à en crever. Est-on plus faible quand on sort d’un chagrin d’amour ? Je ne sais pas, personne n’a pu répondre à ma question, mais j’en ai bien l’impression. Je crève sans toi, sous mes draps. J’ai encore cet arrière goût acide dans ma bouche.
Je crois que je vais un peu mieux, malgré cette fièvre qui me cloue au lit. Manon est passée me voir hier. Je ne lui en ai pas trop dit, mais comme Ariane l’avait laissée entrer, je l’ai acceptée dans ma chambre. Manon, il ne fallait pas que tu me vois comme ça, faible et tremblant. Mais bon, j’accepte le destin, je lui suis soumis. Je n’ai pas le choix. Elle m’a ramené des nouveautés de l’amphi et des cours, que je puisse bosser un peu, selon ses propres mots. Si tu savais, Manon, je n’ai vraiment pas la tête à ça. Pas à travailler, pas maintenant. Je pense à Jonathan, et à ce qui a bien pu lui prendre. Et à comment me remettre avec lui. Non, pas maintenant. C’est impossible. Jamais, en fait. Il m’a trahi.
En fait, je ne vais pas mieux. Je sens mon estomac se contracter. Pas encore. Si. Je n’ai pas le choix, je cours vers les toilettes, je sens cette acidité immonde remonter mon œsophage, envahir ma bouche, couler dans la cuvette. Je ressens ces contractions que j’ai toujours détestées.  Ces abdominaux qui se referment sur mes entrailles ; je le sens, c’est Jonathan tout entier que mon corps rejette, c’est cet amour totalement aveugle, totalement idiot dont mon corps ne veut plus. Et pourtant j’ai aimé. Et pourtant j’ai souffert. Et pourtant je te voulais à moi. Pourquoi m’as-tu fais ça ? Je repense à toute notre histoire, mes deux mains crispées sur la cuvette, je repense à tout ce que j’ai accepté de toi ; tu as violé mon corps, temple de mon âme, tu as violé mon esprit, qui était tout à toi ; tu as violé ma vie, que j’ai du changer, transformer aux yeux de mes parents pour toi. Et je suis là maintenant, mon corps nu tremblotant, laissé derrière l’Acte qui s’est accompli. Mon Moi entier souillé par un amour trompé. Je suis nu, agrippé, et je rejette mes tripes, je salis ton Image mon Jon, je salis notre amour déjà ancien et fendillé par tes tromperies.
Je m’écroule dans les toilettes, ma main droite agrippée a la cuvette, mon corps tremblant sous les contractions de mes boyaux qui avaient eu le malheur de te laisser les pénétrer, les aimer. Je suis nu prostré à moitié évanoui ton image tant chérie vacillante devant mes yeux un filet acide coulant de mes lèvres entrouvertes. 
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Publié dans Jed

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B
oh Aldé, il est trop beau ce texte, ce parallèle entre leur amour et son vomi...... trop romantique! lol
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A
J'ai toujours raison...
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H
hum hum tas ptet bien raison....
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A
Toi j'te connais pas, tu usurpes le pseudo d'Aldé mais tu as pas sa couleur de com-heu. Donc jte réponds pas !
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H
il avait k mm bien envie de se le faire le jon mm si il l'aimait pas!<br /> juste pr le defit!!<br /> t'façon j'ai décidé d'être d'accord ac aldé^^
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