Laissez-moi dormir et rêver que tout cela n'était qu'un cauchemar

Publié le par Bételgeuse

Dijon
Sylvia

Rester enfouie sous ma couette, des siècles durant ; dormir, ne plus penser à rien ; boire, à nouveau, fumer, oublier. Danser, brûler par soi-même avant que le feu qui s'est emparé de mes veines ne se charge de me transformer en bûcher. Cocon rassurant : tout ceci n'est qu'un rêve, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ?! Je n'ai jamais attendu rue Nicolas Berthot, je ne suis jamais entrée dans ce bureau lugubre. Faire en sorte que la mémoire efface cette journée, efface toutes ces journées blanches passées avec des médecins. Me lever, boire un café trempé de whisky, puis aller acheter des cadeaux pour les gens que j'aime et à qui je ne le dis pas assez. Faire couler l'eau froide sur mon corps dont la déchéance a déjà commencé chaque jour qui passe nous rapproche un peu plus du dernier elle fait sursauter mes muscles, je suis vivante. Je suis encore vivante.
Retrouver Charlotte place Darcy. « Ca va ? » M'effondrer en larmes, dans ses bras, lui murmurer à l'oreille que le poison avec lequel j'ai toujours joué en me croyant invincible coule à présent dans mon sang, par les chemins bleus découverts grâce au Miroir, caressant le morceau de Lui que j'ai gardé comme un trophée sous ma peau. Le feu brûle en moi et me consume plus vite encore que l'alcool ou la drogue. Carlota, ça y est je grandis, le temps de l'insouciance est achevé, et regarde comme ça fait mal d'être forcée de grandir, mon corps plie déjà sous le poids des consultations, des traitements, des précautions à prendre. Dis-moi que tout cela n'existe pas, je t'en supplie, dis-moi que c'est faux, que j'ai rêvé, les larmes enflamment mes yeux, piquent la peau de mes joues de milliers d'épingles ; ma gorge est tellement serrée que j'ai du mal à respirer. Je tremble, j'ai froid et pourtant je brûle, serre-moi fort dans tes bras et dis-moi que tout va bien. Jamais je n'aurais pensé l'avouer. J'ai peur, et je ne veux pas mourir.
Sourire pour ne rien laisser paraître. « Ca va. Et toi ? »
Et ravaler ses larmes.

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Publié dans Sylvia

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B
oui désolée je l'ai posté un peu en retard... (aujourd'hui, quoi... lol)
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A
Ui, bizarre ce fragment qui apparaît comme ça '_' Très chouette lui aussi je trouve, dur, franc, si je puis dire.
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A
J'avais pas vu ce fragment, tout simplement "aoutch" comme dis Hugo, ou plutot GENIAL. Je pense (pour y avoir réfléchi longuement à un moment) que je réagirais comme elle dans cette situation. Exactement comme elle. Bravo Bétel.
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H
*aoutch*
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B
mais encore ??? lol