Le ventre de bois qui engendra tous les Pourquoi

Publié le par Altaïr

Dijon
Julian

Je regarde les doigts de Jed jouer avec le couvercle de la boîte, puis le soulever lentement. Je penche ma tête en même temps que lui, puis la relève lentement. Nos regards de feu se retrouvent. Ni lui ni moi ne comprenons ce que tout cela signifie.
Près de six mois ont passé, et le mystère n’a rien perdu de sa densité. Je suis perdu. Toute cette histoire est dingue, plus dingue encore que lorsque j’ai cru à la transfiguration de Jill, à sa vengeance et aux multiples meurtres de ceux qui avaient tabassé son père. Et Nathan, Nathan qui tire les ficelles de ce jeu grandeur nature.
« J’ai un service à te demander, me confie-t-il. C’est très important. »
Nathan sort de son sac un petit écrin de bois noir luisant, sous mon regard étonné. La voix de la gare de Lyon vibre au-dessus de nous sans me parvenir distinctement.
« Qu’est-ce que c’est ? »
- Je voudrais que tu apportes cette boîte à quelqu’un. Il s’appelle Jed Cléart. Je t’ai mis son adresse sur ce papier – Nathan me tend un morceau arraché de papier blanc plié en quatre que je glisse dans la poche de ma chemise entrouverte – tu trouveras facilement.
- Pourquoi est-ce que…
- S’il te plait Julian. C’est important. Il faut que ce soit lui qui l’ouvre. Je compte sur toi. »

La boîte passe entre mes mains, au contact desquelles se répand en mon corps tout entier un tremblement instantané.
 
Merde, je n’arrive même plus à écrire, je n’y comprends rien. « Trouve le loup-garou », ça veut dire quoi ? J’ai recherché des informations sur la lycanthropie en surfant sur le web, mais sans trouver rien qui puisse éclairer la situation. Est-ce que Nathan est fou ? Auquel cas je le suis sans doute aussi. Vite, devenir pur esprit, abandonner le corps, laisser les doigts s’agiter par eux mêmes avec fébrilité.

Arthur se réveilla dans son lit en sursaut. Le souvenir de l’homme qu’il avait tué imprimé dans son esprit, il s’extirpa du lit sans prendre conscience de ce qui l’entourait. Il foula le sol de sa chambre en désordre jusqu’au miroir de la salle de bain. Là, son visage de dieu angélique rencontra le reflet, et il ne s’y reconnu pas. « Je deviens fou. » pensa-t-il en se fixant droit dans les yeux. « Je suis moi, et je suis quelqu’un d’autre à la fois. » N’être plus qu’un corps relais, le médian de vos propres esprits. « C’est de ça que je suis capable ? » Il s’approcha de la boîte que lui avait confié l’homme au masque de métal et son doigt caressa l’écrin d’ébène poli. Fébrilement, il commença à l’ouvrir et d’un

Lola se jette sur le lit, à peine rentrée de la fac où elle a dû passer son dernier partiel, celui qu’elle redoutait le plus. Le froid du dehors que je fuis et la bruine ont rosi ses joues ; petite pensée à tous ces gens qui ont le froid pour modeste maison, tous ces orphelins de l'abbé Pierre décédé ce matin. Je n’ose lui lancer un simple « Alea jacta est ? », qui provoquerait en son regard une véritable tempête noire, et me contente de la rejoindre à quatre pattes sur le matelas. Je dépose un baiser sur son front, ses yeux clos, ses joues rondes et rosies, sa bouche tendre et saignante, descends jusqu’à son cou emmitouflé sous l’écharpe de soie que je lui ai offert à Noël, m’enfouis dans sa poitrine. Je veux croquer avec toi un cran craquant de chocolat framboise, au son langoureux qui s’élève de l’enceinte et nous ensorcelle peu à peu. Lola s’anime. Nos mouvements lents s’épousent et s’entrelacent. Je te connais si bien. Tu sais déchiffrer le sens de la moindre de mes caresses. Je sais reconnaître la partition de tes gémissement alanguis. Nos corps qui ondulent et se renversent l’un sur l’autre, la saccade voluptueuse de nos chairs emboîtées. Tu me sens, là ? La tension palpable qui monte, c’est le goût du chocolat framboise, la quintessence gustative du plaisir sexuel. Et le feu qui brûle en nous lorsque la nacre jaillit enfin.
Immobilité sensuelle enlacée. Mes doigts parcourent la nuque de Lola, son regard redessinant les contours de ma silhouette allongée contre elle. Seule ma voix, dans un murmure, vient troubler notre repos.
« Je dois aller récupérer quelque chose chez Jed. »

 
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Publié dans Julian

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B
ouiiii !!!!!! c'est vraiment sympa, les allusions à d'anciens frag, surtotu quand on les a lu !!! et moi je suis d'acc avec Min...... quelle idée de lui dire ça à ce moment-là.....
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A
Ouiiiii ! Vivent les gens qui ont lu les anciens frags !
M
*suite*"...Et là Lola se lève et se met à hurler :- Quoi ?? tu me sautes et après tu files chez  le copain du mec avec qui tu m'as trompée ??!! GOUGEAT !"lol ! Pardon, c'était trop tentant ...!Mais non j'te rassure, elle est pas comme ça ma Lola hein ! ;)Encore un très joli frag Alta, plein de délicatesse et de voluptuosité...J'ai le gout du chocolat framboise dans la bouche !
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A
Mdr ! Mais heu, c'est important Lolinette, vraiment, laisse mon Juju y aller, fais pas ta chieuse... Allez quoi Min, dis le lui à ta Lola...Merci en tout cas, ça a dû évoquer pas mal de souvenirs d'un certain fragment à quelques uns d'entre vous...
C
? PrEuMss!!!
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C
Bonsoir Altaïr!!! j ' aime beaucoup les doux moments de Julian et Lola ... bonne idée l ' avatar du personnage ... imaginé Julian!!! pas mal non plus ... bisous!!! Corinne
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