Mon sang souillé de venin verdâtre

Publié le par Bételgeuse

Dijon
Sylvia

J'ai tellement froid que l'idée me vient que ce n'est pas le vent qui glace mes veines, mais bien mes veines engourdies qui déversent leur poison glacé sur le vent. Ce n'est pas l'air givré qui m'enveloppe de sa morsure paralysante, mais mon corps fatigué qui est source du givre. Comme un long hurlement intérieur, de ma chair émane une volute blanche et glacée, qui prend lentement possession de l'air, des sons, des odeurs, si bien qu'autour de moi tout n'est plus que mort des sens et frissonnement exacerbé.
Toute absorbée dans ma bulle de sommeil et de coton glacé, je manque de me faire écraser en traversant la route. Le raisonnement aigu du klaxon se répercute contre les parois de mon crâne, jusqu'à être enfin déchiffré et me faire sursauter. Coupée du monde, je suis seule avec ma douleur aiguisée comme la colère, et le serpent infâme qui s'enroule autour de mes boyaux. Si j'ai réussi à apprivoiser un peu la première, le deuxième est au contraire chaque seconde un peu plus insupportable ; il mâchonne un peu mon estomac, parfois remonte, boule de chaleur qui force le passage dans ma gorge. Et j'ai beau vomir tout ce que mon corps contient d'éléments étrangers, le remords et son venin verdâtre restent solidement amarrés, retenus par l'autre poison qui se répand dans chaque goutte de mon sang.
Je n'ai pas eu le temps de sentir mes muscles se mettre en marche que je suis déjà arrivée. Je vérifie l'adresse, et les crocs pointus transpercent mes intestins violemment, répandant un peu plus de ce venin putride à l'intérieur de moi. Ma gorge se serre ; et la fumée de la cigarette que j'allume ne suffit pas à défaire le noeud coulant qui s'est glissé autour de mon cou.
Il le faut.
J'appuie sur l'interphone.
« C'est vous ? » La voix est celle, grave et un peu bancale, de l'homme qui a un peu bu.
« C'est moi. »
La porte s'ouvre, et je pense aux litres d'alcool qu'il faudrait pour faire taire le rampant qui se colle à mon foie pourri.

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Publié dans Sylvia

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A
Ben là j'étais en mode encyclopédie... Alors pas de couleur !
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B
Ok, c'est peut-être bien Hécate !!! Mais où est passée ta couleur ??? !!!! (Remarque l'effort pour les majuscules... :p )
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A
<br /> Originaire de Thrace, fille d’Astéria et du Titan Persès, elle apparaît comme une divinité polyvalente, une déesse tricéphale (une tête de lion, une de chien et une de jument, symbole des trois phases de la lune – des trois niveaux de l’évolution vitale, un aspect terrifiant de la Terre-Mère; elle est parfois assimilée à la terrible Artémis, ou à Perséphone, divinité du monde souterrain et associée aux femmes et à la lune, considérée comme le séjour des morts. Déesse des morts, non pas comme Perséphone, l'épouse d'Hadès, mais comme présidant aux apparitions des fantômes et aux sortilèges : c'est elle qu'évoquent les magiciens; elle est figurée tenant à la main des torches, accompagnée de juments, de chiens et de louves. Ses pouvoirs sont redoutables surtout la nuit, à la trouble lumière de la lune avec laquelle elle s'identifie. On la représente souvent comme une femme à trois corps ou bien comme trois femmes adossées à une colonne... On /'ado­rait particulièrement dans les carrefours où se dressait son image. Maîtresse de l'ombre, elle suscitait les cauchemars (on appelait hécatées les fantômes qui se manifestaient pendant les fêtes de la déesse) et terreurs nocturnes (symbole des désirs secrets ou refoulés dans l'inconscient). Elle avait pour compagnes les Erinnyes (personnification des remords de conscience). Les peupliers noirs lui étaient consacrés.
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A
Hihi, moi j'ai info que une fois tous les 15 jours, donc là je suis tranquille chez moi dans mon liiit :D
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B
c'est qui Hécate ? lolvive l'infooooooooooooo youhou !!
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