Asi sentir tu piel

Publié le par Altaïr

Dijon
Julian

julian1.jpgTe souviens-tu, notre première rencontre ? Ton corps hiéroglyphe mouvant contre ma peau, nos membres huilés de sueurs désarticulés, au son des rythmes telluriques. Ta voix chaude comme un murmure soufflant dans mon oreille.
« Vengo de Buenos Aires, ¿ y vos ?
- Argentina… Que bueno, yo no he hablado español desde… tres años, entonces si no hablo bien, dimelo…
- Vos baila bien, me gusta mucho, asi sentir tu piel… »
Ton corps déformé par la danse, symbole de sexualité.
Ce soir dans mon temple du sommeil, la fille dorée du Soleil a rencontré le Julian-Feu. Je n’étais pas là, observant la scène depuis le haut, je pouvais voir mon corps se mouvoir et séduire la belle Sol ; peau ambrée, ses cheveux d’or liquide s’écoulent en cascade sur mes épaules, les mains fortes de Julian-Feu ; serrer fort cette femme contre lui.
Sol hiéroglyphe tordu dans les parois de ma chair. Je suis le Julian du Clan, le Julian bestial et ardent. Celui qui se joignait à l’enchevêtrement des corps et des peaux en mouvement. Maïa, la chef du Clan, la belle déesse égyptienne, Hathor, aux yeux sulfureux d’intelligence. Sethi, son frère et amant, le beau prince Anubis qui me pourchasse de son œil rouge ; premier homme à avoir franchi les barrières de mon moi, jusqu’au Cœur. Sylvia, la fille aux cheveux de sang, l’Hécate magicienne aux veines chargées de drogue ; son regard carnage dévorant le monde. Martin, Bacchus ivre nu sur le divan, croquant sensuellement dans une grappe de raisin, puis crachant un à un les pépins. Piotr, le Svarog destructeur, anarchiste aux pensées dégoulinantes de haine, obsession du chaos. Et moi, Julian le poète, Julian le dieu lumière, Phébus incandescent.
J’aime la chair savoureuse ô ma belle Sol, comme l’odeur des lilas dans les jardins du soir, et sentir ma bouche contre tes lèvres sauvages, la clameur en moi qui s’éveille si fort et je n’entends même plus la saveur de ce baiser. Ta peau qui se dévoile et moi dans toi, la fièvre qui monte et s’agite et secoue nos corps embrasés.
J’aime la sensation de ne plus rien sentir, de n’être plus que feu. Une aventure d’une nuit sans hier ni demain. Avec la fille du soleil entre mes mains. Son corps hiéroglyphe qu’il faut saisir avant la déformation. Trop tard, il s’est reconfiguré, il faut recommencer à zéro. Y avait quoi dans ton herbe Sol ? Je cours au milieux des herbes folles, me rouler dans les prairies inclinées, toi contre moi et moi dans toi, la fièvre qui monte et s’agite et secoue nos corps embrasés. 
« Asi sentir tu piel… »
Peau contre peau. Nos tissus qui s’interpénètrent, et nos esprits qui en cherchent les issues. Entrer en toi par l’âme, déverser mes pensées dans les tiennes, fondre nos moi l’un dans l’autre. C’est ce que je recherche, au plus profond, pour réparer ce qui a été brisé. Des éclats de ma multiple personnalité.
Tu vois Julian, je te l’avais dit…
Quoi ?
Nous sommes le meilleur.

Qu’est-ce que tu dis ?
Nous, toi, moi, et les autres…
Je ne comprends plus rien.
Tu comprendras.
« ¿ Que dices ? 
- Nada. »
En moi les Autres parfois
                                  murmurent de plus en plus fort.
 
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Publié dans Julian

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A
Yeah, j'adore ce fragment ! Très poétique, vraiment, j'adore la description du clan (et je ne suis pas certain quand même que le Martin du clan soit le même que celui d'Ariane...), le reste, tout :)
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A
Pas certain que ce soit le même Martin? M'enfin Alsciau, c'est beaucoup sous-estimer notre capacité à tout relier et à réflechir l'avenir de nos personnages ensemble...
P
ouah altou, pour mon retour de lecteur, tu fais les choses en grand. même si, je comme nce par ça, je n'ai pas bien compris ce qui se passait, je suis de suite en tré ds l'ambience, la chauleur, le soleil, primtemps hispanique et "r" roulés à fair rougir bien des espagnoles découvrant leurs épaules au rythme d'une salsa endiablée. bravo pilou
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A
Ouah Pro pour ton retour de lecteur du fais pleein de fautes :S C'est très désagréable à lire tout de même...
D
C'est chaud dis donc. Ah là là le premier paragraphe suivi  des quelques phrases en espagnol me rappellent de bons souvenirs, les argentins ne démentent pas leur réputation, ils sont vraiment incandescents. <br /> Martin le Bacchus ? aha... Je savais qu'il était pas clair le copain d'Ariane !
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A
Eh oui ! Ceci dit, avoir été membre du Clan, ça n'est pas être "pas clair"...... si?
M
Oh non me dit pas qu'il l'a sauté hein ??Ah les mecs hein, j'y crois pas ... !Lola se vengera ... NIARK NIARK NIARK !
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A
Roh, mais que Lola laisse Julian tranquille à la fin :p