Un Parfum d'Automne
Dijon
Déborah
Me voilà place François Rude. Je décide de m'arrêter quelques instants pour apprécier la beauté des lieux.
La place, bondée les jours de beau temps, est aujourd'hui quasi déserte. Seuls quelques parapluies errent au dessus des pavés, disparaissant rapidement dans les rues adjacentes, à la recherche d'un peu de chaleur. Les terrasses des cafés sont vides, et le bruit de la pluie sur les tables masque le silence des clients absents. Le marchand de glace a plié boutique. Bientôt, il s'en ira, avec l'arrivée de l'automne et les marrons brûlants remplaceront les boules colorées et parfumées. Même le petit carrousel qui d'ordinaire fait la joie des enfants nous prive aujourd'hui de sa musique et de ses lumières.
Cette ambiance morose me fait songer à l'arrivée de la rentrée et de son cortège de soucis. Je décide donc de quitter les lieux, laissant derrière moi la fontaine et sa statue, qui, de toute sa hauteur, règne sur la place fantôme.
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