Early Dismissal

Publié le par Spica

New York
Camille

camille-essai-2.jpgJe n’en reviens toujours pas d’avoir dit oui à François. Ce soir je prendrai l’avion avec lui, direction Montréal. Une demi journée de travail et après je suis libre jusqu'à lundi. Le early dismissal est une super invention je trouve et je bénis celui qui a eu cette idée. A 14 heures, je pourrais m’enfuir avec mon fiancé… ah oui, mon fiancé. J’enlève immédiatement ma bague. Je ne veux pas qu’on me pose de questions sur ça aujourd’hui. Je vais profiter de ce week-end avec lui.
Je sors du bureau, en attrapant mon sac au passage. Je file dans l’ascenseur et je rencontre Marc.
« Qu’est-ce que tu fous là ?
- Bonjour quand même. Moi aussi, ça me fait plaisir de te voir Camille.
- Ah oui, désolé. Bonjour. Pourquoi es-tu dans mon building ?
- Je suis venu voir des clients. Ca fait longtemps. Tu n’as pas répondu à mes mails, ni à mes appels.
- J’ai été très occupée. J’ai un ami de France en ce moment à la maison. »
Les portes de l’ascenseur s’ouvrent et cette discussion surréaliste continue. On sort du building et là je vois François appuyé contre le mur, cigarette a la bouche. Il s’avance vers nous. Je fige. Mon cœur bat, je ne sais plus quoi dire, quoi faire. Courir ? Mourir ? Pire ? Il est déjà là, et me regarde. Il faut que je reste naturelle. Il se penche pour m’embrasser. Mes lèvres touchent les siennes alors que mes yeux rencontrent ceux de Marc. Je me liquéfie sur place. François se tourne vers Marc :
« Bonjour. Je suis François, son fiancé.
- Marc.
- Vous travaillez ensemble ?
- Non. Marc est un ami de Caro. Elle nous a présenté l’autre jour et il avait un rendez-vous dans le building.
- Oui, un ami de Caro. D’ailleurs, je vous laisse je dois la rejoindre. Je suis en retard. Au revoir.
- Au revoir, répond François. »
Je reste muette. Que dire de toute façon ? François me regarde un peu suspicieux. Je suis sûre qu’il a remarqué que je suis passée par toutes les teintes et que mon comportement n’était pas naturel.
« C’est lui, n’est-ce pas ? dit-il l’air blasé
- Oui. Tu m’en veux encore ?
- Non. On y va ? On va devoir prendre un cab’ pour y aller sinon on sera jamais là-bas a l’heure.
- Ok. »
Je me retourne et l’embrasse comme une furie. Je déverse dans ce baiser, dans ce réceptacle ma colère, ma force, mes doutes, mes espoirs. Je scelle le tout dans une douce caresse des lèvres. Je vois un taxi arriver, je le hèle à la new-yorkaise. Il m’ouvre la porte, je me glisse sur le siège. Il s’assoit près de moi. Apres avoir donné les consignes au chauffeur, il se tourne vers moi :
« C’est à cause de lui que tu as retiré ton alliance ? »
Je ne dis pas un mot, et laisse les bruits de la ville répondre pour moi, je laisse la musique indienne du chauffeur lui donner les réponses à une question, des vérités à un mensonge.

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Publié dans [Camille]

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A
ohh la vilaine, a mon avis elleest contente que francois soit la, mais elle va finir par se dire qu'elle n'aurais pas dû renvoyer marc a ses pénates et va le regretter. c'est pas si sain que ça cette histoire! <br /> ms ça n'en retir rien au fait que le texte (comme lez autrezs) me plaise expressément.
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M
ahumm... à mon avis ça ne va pas être simple, tout ça...
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A
Je sais pas si c'est si impossible que ça :) Ca dépend simplement des personnes. Ceci dit, à sa place, je n'aurais pas fait confiance à la musique indienne, et j'aurais simplement répondu à la dernière question >
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B
c'est carrément impossible qu'il ne lui en veuille plus pour Marc....
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A
Question intéressante en effet. A quand un apperçu de son physique? Fragment tout à fait intéressant par ailleurs.
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