Costume réel pour un iceberg de braises

Publié le par Procyon

Entre Plombières et Dijon
Alexandre

Le bus de ville roule, plus ou moins vite, plus ou moins au rythme de mes songes. Rien de bien méchant, mais j’ai du mal à me réveiller ce matin. Un visage attire mon attention sur la vitre.
Cheveux coupés il y a peu, coiffés à la mode façon crête de coq ; il y en a qui biquent et rebiquent. Front légèrement bombé, joliment décoré d’une bosses gagnée il y à cinq à six ans en EPS, quel trophée !! Je connais ce visage ; où apparaissent également deux jolies petites oreilles, parfaitement symétriques, adorablement bien placées, et donnant un peu de douceur à la rigidité de ce visage. Joues creusées par une appendicite prolongée. Menton agrémenté d’une petite barbichette, taillée au millimètre. Taches de rousseur sur un nez galbé. Les dents du bonheur dans une bouches acidulée -parfum menthol- bordée de lèvres pulpeuses à souhait, délicieusement et ornée de trois petits grains de beauté sur la chair labiale inférieure. Je reconnais ce visage. Les même joyaux que l’on peut admirer chez Pierre et Thomas les jumeaux qui sont mes frères cadets, tous deux pompiers à la capitale. Mais les plus beaux ornements, c’est le courant d’air explosif de la famille qui les porte. Ma Laura. Toi qui est resté si souvent à la maison pour t’occuper de ton petit frère lorsque les parents sortaient. Reviens-nous vite. Ces petits grains sont merveilleux sur tes lèvres. Je touches les miennes pour voir si j’en porte également, oui comme dans mes souvenirs, ils sont présents, et je les ressens comme une maque de famille. Mais qui est-il ?
Je regarde toujours ce visage. On s’observe mutuellement. Il pourrait être plein de vie, ça se joue à si peu de chose ; ces deux petits ronds sombres. Noirs en diable. Ces deux petits ronds sombres. Ils sont à eux seuls responsables. Ces yeux de braises qui me fixent et semble vouloir me congeler du regard. Leur profondeur en ferait rougir crevasse, puits sans fonds et fosses sous-marine.
Bâillement. Réveil entier. Prise de conscience. Je ne regarde pas à travers la vitre, mais celle-ci agit comme un miroir, et ce visage que je vois : C’est le mien. « Suis-je si glacial dans mes braises ? Eph… »
 
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Publié dans [Alexandre]

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G
Une seule chose à dire: Ouf! Ton écriture se lit comme si le narrateur lui même était à bout de souffle. Le rythme est soutenu mais tu le tiens et le gardes parfaitement tout le long. J'avoue avoir été un peu perdue au début et je pensais que le protagoniste rêvait mais les photos c'est magnifiquement trouvé et en relisant le début, on les imagine parfaitement. Cela m'a d'ailleurs fais pensé à la chanson de Bénabar "Les épices du souk du Caire" qui traite des photos de famille.
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P
je veux bien te croire sur ce pt la!!
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B
je l'avais dit que le Nova n'était jamais content!! lol
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A
Mauvaise police, mauvaise taille, problème d'interligne... MEP comme d'hab quoi. Je pensais que tu attendrais mon retour pour tes fragments Procyon... (au passage, ne signe que Procyon stp, choisis toi une couleur pour tes coms)
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B
ben si.......je sais pas si t'as remarqué, mais mes MEP sont toute pourrites...
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