Premier cours

Publié le par Antarès

Dijon
Déborah                                                                                                                                        
 
deb_copie.jpgJe descend du bus devant la fac et presse le pas. Je ne peux pas être en retard pour mon premier cours. J'ai mal joué mon coup, là... Je prendrai mon bus plus tôt la prochaine fois. Je passe le petit pont de béton situé non loin du restaurant universitaire. Il est vraiment inutile ce pont... J'accélère encore mon allure jusqu'à trottiner. L'entrée est maintenant en vue. Je passe comme une furie devant un groupe d'étudiants en train de fumer une dernière cigarette avant d'aller en cours. J'empoigne fermement la barre d'acier fixée à la porte et pousse... Je suis violemment stoppée dans mon élan par la porte qui n'a pas bougé d'un millimètre.
Le petit groupe de jeunes se met à rire et l'un d'entre eux me fait judicieusement remarquer qu'il faut tirer et non pousser. Je ne lui prête aucune attention et ouvre rageusement la porte avant de pénétrer dans le hall.
Dix heures cinq. Et merde ! Faut que je me dépêche. Il est où cet amphi ?
Après avoir arpenté le hall pendant quelques minutes, je trouve enfin ma salle. Je franchis rapidement les deux doubles portes qui mènent à l'amphithéâtre. Je parcours la salle des yeux. Tout en bas, le bureau du prof. Mais pas de prof. C'était bien la peine que je me dépêche... Bon, il faut trouver une place maintenant. L'amphithéâtre est rempli aux trois quarts, avec une densité croissante d'étudiants au fur et à mesure que l'on s'éloigne du bureau.
Je descend d'un pas décidé les marches en direction des premières rangées. Je regarde droit devant mais je sens les regards se poser sur moi de part et d'autre de l'escalier, essayant de sonder ma personne, me jugeant. C'est insupportable. Je vous déteste ! Tous autant que vous êtes !
Je m'installe au premier rang où toutes les places sont libres. Je pose mon sac sur le strapontin situé juste à ma droite, et en sors un paquet de feuilles doubles, ma trousse, mon agenda ainsi qu'un double-décimètre.
Le prof arrive enfin. Après s'être présenté succinctement, il nous expose la liste des ouvrages qui pourront nous être utiles ce semestre. Après avoir mis mes lunettes, je saisis mon stylo plume et commence à noter scrupuleusement tout ce que le prof écrit au tableau.
Derrière moi c'est un brouhaha insupportable, mélange de rires, de gloussements et de discussions qui, j'en suis sûre, n'ont pas le moindre rapport avec notre programme de mathématiques.
Quelle bande d'abrutis. Mais pourquoi sont-ils là ?
Peu importe... Je ne vais pas commencer à m'occuper des autres. Je suis là pour réussir et je réussirai. Et ce n'est pas une bande de débiles qui va m'en empêcher.
C'est sur cette conviction que j'entame ma prise de notes.

CHAPITRE 1 : LOGIQUE ELEMENTAIRE
 
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Publié dans Déborah

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B
non c'est l'unef qui a bloqué la fac......bande de communistes!!!!!!!!!!!!!!! grrrrrrrr
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H
ouais les LEA bloquent leur fac.... mdr
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H
c'est bien bonne mentalité tous des nazes!!!<br /> oui j'avoue ce pont de merde ne sert à rien.... bjr en hiver kan c gelé :-)
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B
Rhoooooo je rigolais, Antarinounet......(mdrrrrr dites-le si les surnoms ridicules vous gênent, hein ;-) ) Evidemment qu'il y a des gens qui bossent en fac!! Surtout dans les filières scientifiques!
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A
Suite à la dernière remarque de Bételgeuse, je tiens à rappeller que si la fac comporte une majorité de glandeurs j'en conviens, il y a une minorité de gens qui bosse. Pensez-y s'il vous plait... merci.
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