Pas à pas
Dijon
Julian
La petite pluie d’hier m’a refilé la crève, comme prévu. Je fulmine en mon for intérieur. Il fallait que tout soit parfait, il fallait que j’aille la chercher devant son amphi, pour la surprendre et voir une fois encore ses yeux s’écarquiller de joie en croisant les miens. A la place, je suis chez moi, dans mon lit, les pieds gelés au chaud sous la couette, le nez bouché, le front brûlant, et une sensation douloureuse au fond de la gorge chaque fois que j’avale ma salive. Et j’attends son prochain texto avec impatience, tout mon être est concentré sur le portable, petit bijou magique que je tiens dans mes mains avec vénération. Vibre, petit insecte, vibre. Apporte moi entre tes ailes multiples les nouvelles de ma belle princesse. Lola je ne cesse de penser à toi. En une nuit, tout mon forfait y est quasiment passé, de textos en textos, j’ai appris à mieux te connaître. Doucement, pas à pas. Tes mots te dévoilent à moi. Ouvre toi, petite fleur de vent, je fanerai ta beauté en arrachant un à un tes pétales pour accéder à ton cœur. Petite tornade dans le mien, viens, approche toi, j’ai besoin de ton souffle. Ouvre toi, ouvre toi à moi… Petite fleur d’alizé, laisse moi te cueillir gentiment.
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