Παντα ρει

Publié le par Altaïr

Dijon
Julian

Je.
Ce que je suis.
Un être aux multiples facettes qui cherche à se comprendre.
Il y a plusieurs Moi en moi.
Mon Corps.
Mon Cœur.
Mon Ame.
Nous.
Et je me parle devant le Miroir.
Le réel se recompose autour de moi lorsque je m’éveille, les mots qui composent le monde dessinent l’étendue et la figure des choses. Mon appartement, ce Temple du Sommeil. Le cortège silencieux des masques diaboliques aux sourires de l’enfer.
Mes doigts courent sur le clavier et décrivent un garçon. Il a environ seize ans, et des boucles de cheveux châtains coulent sur ses tempes d’Apollon. Arthur est le descendant des dieux antiques de jadis. Son empathie lui permet de ressentir comme en lieu et place de ses alter ego, ceux qui sont liés à lui par un fil qu’il ne comprend pas. Une toile s’est tissée entre les pattes arachnéennes du Destin et les unit à leur insu.
Qui suis-je ?
Je ne me comprends plus.
Je suis celui qui peint le monde avec des mots, le garçon à la plume, le poète. Et l’encre de mes pensées trace un univers entre mes mains de dieu.
Tout s’écoule. L’encre, le sang, le temps, l’angoisse, la vie, l’amour, le poison, la haine, les passions, la musique, les rêves, la lumière… Un monde de liquides.
Je nage dans un monde où tout est substance, un monde où tout s’écoule. Du feu sacré qui touche aux confins de l’Ether immense.
Saisir la pureté des essences, et en tirer le parfum de l’harmonie. Distiller l’alchimie des étants jusqu’à la quintessence.
Je suis le dieu des Substances.
Mon nom est Julian Mahogany. J’ai vingt ans et des yeux acajou. J’écris pour transcender mon existence, mais le Mal s’empare peu à peu de moi. Auriez-vous pu imaginer que ma vie prendrait un tel tournant ? Car c’est la folie  qui me guette, une ombre qui plane sur moi et menace mon être de se briser. Et des éclats de mon Moi germent des personnalités qui se parlent.
Vraiment ?
En moi ces Autres qui murmurent.
Qui suis-je ?
Ce Je qui Tu.
Me tue.
Nous.
Toi et Moi.
Je.

Neuf Etoiles posées sur mon Cœur.

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Publié dans Julian

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B
trop mdrrrrr pour les couilles !!et haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa pour le texte !!!!bordel c'est prenant, c'est beau, c'est grand !!!!! le texte, mais aussi tout ce qui se cache derrière !!!!!!!bon aniversaire (j'ai laissé un petit com sur le premier texte), et longue vie au firmament dont je suis méga fière de faire partie !!!
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A
Merci à toi pour tout ce que tu as apporté au firmament, Madame Betoune :)
L
 je faisais ref à "Mon Corps. Mon Cœur. Mon Ame. " de ton frag
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A
Heu oui j'avais bien compris :)
L
tout d'abord joyeux annif!!! (pour les 1 an du blog biensûr^^) ton frag m'a fait bizarrement pensé au slam de Grand Corps Malade: "ma tête mon coeur et mes couilles" d'ailleurs tu t'en es peut être inspiré??? bon bonne continuation
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A
Arf, merci Ley, mais je connais pas trop ce que fait Grand Corps Malade, n'étant pas très branché slam. Les couilles ne font pas partie du tryptique essentiel de Julian :D
M
Bon, moi j'parle pas grec, mais je peux quand même dire que je suis très fière de toi aussi Altanounet. Tu te rends compte du chemin parcouru ? Des aventures vécues ? Des rencontres que génèrent ce superbe petit blog ?C'est une belle victoire dont tu peux être fier, monsieur le futur cinéaste... Tu m'impressionnes de mener tous ces projets de front : Anfer, les Etoiles, et puis ta Fac...et bientôt ta nouvelle vie ! En tous cas, bravo ... et merci pour cette belle expérience que tu nous fais vivre à tous ...Jtembrasse :)
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A
Joyeux anniversaire blog- firmament !!!!  lolTu peux être fier de toi Altaïr, un an déjà pour les étoiles d'encre. J'espère, et je suis loin d'être le seul, que ça continuera pendant encore longtemps ! Voilà, c'est tout. Ah oui, très joli fragment au fait.Big kiss à toutes les étoiles ! PS : ça veut dire quoi "rei" en grec ?
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A
Haha ! Malgré mon grand bonheur en découvrant ton com, je ne puis m'empecher de m'exclamer "LA HONTE" à l'idée de savoir que tu ignores la définition d'un mot grec, cher Antarès :D Panta rhei (oui, rhei et non pas rei, car le rho initial prend toujours un accent rude) signifie "tout s'écoule", c'est une maxime assez célèbre de l'antiquité, d'Héraclite il me semble mais sans certitude, ça vient du verbe rheô qui signifie "couler, s'écouler".Merci pour le com en tout cas, je suis pas sûr de réaliser que, il y a un an, je créais un petit blog pour y mettre mes écrits, sans savoir jusqu'où cette aventure m'emmènerait...