Petite folie et grande lâcheté
Dijon
Sylvia
Lâche ! Car c'est tout ce que tu es, un lâche ! Je n'ai pas fermé l’œil depuis deux jours, attendant que tu daignes, que tu oses, que tu bouges ton cul ! Mais rien ! Mes paupières sont lourdes de tant t'attendre, lâche ! Mes poings sont en sang de tant frapper les murs qui m'enferment un peu plus dans ma folie ordinaire! Je te hais, m'entends-tu ? M'entends-tu ?! Oh, je t'en prie, entend-moi, entend-moi, et sache combien tu es lâche! Mes sanglots se font secs, je n'ai plus de larme à verser; je ne veux pas pleurer pour toi, oh, surtout pas pour toi !Et je frappe le sol de toutes mes maigres forces, et je pleure des larmes vides, et le sang forme des flaques sur mon parquet, m'entendras-tu ? Et ma colère passe dans un cri rauque, sourd, buffle qu'on poursuit ; et ma bouche se tord de t'appeler lâche! M'entendras-tu ?!
Et je m'arrête de frapper, et je sais que tu veux que je te supplie ! Mais jamais je ne supplierai qui que ce soit, lâche ! J'attendrai que tu reviennes de toi-même, ne compte pas sur moi pour frapper à ta porte comme je frappe les parois de mon âme à m'en faire saigner les mains! Ne compte pas, surtout pas sur moi pour faire le premier pas, toi qui n'oses le faire ! Comme je hais tous ceux de ton espèce, lâche !
Publicité