Ouiii

Publié le par Procyon

Dijon
Alexandre
 
Encore un jour brumeux s’est levé ; à midi tout est dissipé. Encore un jour heureux qui a commencé ; à midi il est déjà bien entamé. Après une matinée de « warrior », une matinée d’affamé, nous voilà avec nos cartes magnétiques devant le restaurant scolaire, faisant la queue avec des dizaines d’autres morfales. Des gloutons sans vergogne. Cartes pathétiques, à peine on les fait glisser dans la borne que ça y est : notre nom s’affiche, notre comte est ouvert, un repas débité. Nous voila encore une fois fichés par la société, on veut nous mettre dans des cases. Ras-le-bol du conformisme. On continue de faire la queue, pour prendre un plateau, pour une entrée, un plat, dessert ; on fait toujours la queue. Conditionnés à vivre en société. La journée avait bien commencé il me semble. Pourquoi faut-il qu’arrive semelle hachée, et choux de Liége ? Comme d’habitude, on évince plutôt que d’avaler ce repas on ne peut plus appétissant. A la sortie du self, il faut sortir sur le trottoir fumer une petite clopinette. Le self, c’est un camp d’entraînement au self-contrôle, ne pas recracher, ne pas recracher, ne pas… ma cigarette d’après repas, quel manque comble-t-elle : culinaire ? affectif ? ou même imaginaire ? Voila la grenouille folle qui se met en transe. Chacun fouille ses poches. Pas de bol pour les autres, c’est mon portable qui s’est fait entendre. Laura. Un grand « Ouiii » sort de ma bouche en signe de décrochage.
Bonjour Alex, je dérange pas ?Non. Si je te dis que je rentre à Dijon ce week-end ? Je dis que ça fait plez’, et que c’est les parents qui vont être contents. Oui mais en fait j’ai pas envie qu’ils soient au courant que je suis là, j’ai pas envie de les voir ; on ira boire un coup tout les deux samedi après midi si tu veux. Ok, pas de souci, t’inquiète, je leur dirai pas. Bisous frérot, a samedi. Bisous. 
Tels des loques, nous sommes assis sur le trottoir attendant on ne sait quoi, qui pourrait nous sortir de ce mutisme. Chacun prostré dans ses pensées semble ignorer les autres en tirant plus ou moins fort sur sa cigarette. Action. C’est maintenant la sonnerie signalant la fin de la pause de midi-deux, qui nous fait nous mettre en mouvement.
Bon après-midi, on se voit à la sortie. Un « Ouiii » de moquerie me revient. C’est vrai que j’étais content qu’elle m’appelle. Vivement ce week-end.
 
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Publié dans [Alexandre]

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P
comment tu aurais deviner, mais pas possible!! mdr
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B
oh tiens, on se demande bien QUI ça peut arranger... lolgenre Quel autre personnage la connaît???
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P
merci, ok mais j'en ai trop mare detre fiché partt! dsl pour les fautes!! et pis attention laura ne reviens pas par hasard, ni parce que sa marrangeais moi!!lol. la suite devrais et doit absolument bientot arriver!!!!<br />
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A
Un petit peu d'accord avec Alta, sur le fait qu'alternent dans ton texte les jolies constructions et celles un peu moins travaillées, les analyses pertinentes des émotions et sensations d'Alexandre, puis des idées un peu grosses qu'il émettrait... Bref j'attends surtout la suite parce qu'on en apprend pas énormément là !
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B
arghhhhhh je me suis piégée moi-même...... FRAPPE, évidemment, et pas "frapes".....
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