Femme dénudée

Publié le par Procyon

Plombières
Alexandre

Il est midi passé, passé de quelques minutes. Quelques minutes suffisent pour passer un cap, et ne pas pouvoir revenir en arrière. Je quitte mon manteau parfum tabac, l’accroche dans l’entrée. Ma mère m’interroge sur ma soirée, et sur la nature de l’excuse que j’ai pour ne pas être rentré cette nuit. C’est vrai quoi, je suis mineur, ils se font du souci, et puis ils avaient l’habitude des soirs à six autour de la table, à deux ils ont du s’ennuyer. J’aurais du prévenir. Mais est-ce que je savais moi que j’allais découcher, ou plutôt ne pas me coucher ? Non, bien sûr que non.
Mes yeux traînent par terre, -j’ai honte- je n’ai qu’une seule envie, aller me coucher. Mon esprit vagabonde, il m’a tant importuné hier au soir qu’il peut bien faire ce qui lui chante. Hein, tu m’entends Eph…, fait  bien ce que tu veux je m’en moque. C’est la faute de cette chemise, de ma sœur, des filles. Je ne suis qu’un objet. Je la revois encore me proposant verre sur verre, ses yeux noir, -les ténèbres en personnes-, en échange de cigarettes sur cigarettes. Nombre de mégots écrasés dans ce bar, nombre dans sa chambre. On a rit, bu, rit, rebu, et rit à nouveau. Je l’ai raccompagnée, elle m’a monté dans sa chambre, je l’ai déshabillée, elle m’a couché. Nos corps se sont découverts, connus, reconnus… Et toujours ses yeux noirs, toujours les miens aveugles, et encore mon Eph me scandant qu’elle n’est pas la bonne. Que ça va être génial.
Quand je me suis levé, et non réveillé, quoique j’ai du m’assoupir quelques minutes, dont elle a profité pour se laver et s’habiller, elle n’était plus une masse chaude sous et sur laquelle j’avais le souvenir d’avoir passé une nuite fabuleuse. Assise, à son bureau, froide comme son parquet, elle m’a jeté mes habits parfum tabac dans le ventre,  prétextant que ses parents rentraient dans quelques minutes. Je me suis dépêché. Quelques minutes.
Alors je me suis rhabillé, et je suis passé par la porte qu’elle m’ouvrait. Et maintenant je suis couché, encore couché, mais seul, dans Mon lit, non chez l’adversité, pas chez la perversité : chez moi, dans Mon lit. Je m’endors ; j’essaie. Je fulmine. Je maudit cet Eph qui n’a pas su garder ou ses ailes, ou ses cornes, pour m’avertir, qui s’est enfui en jean et baskets après mon deuxième verre. Je maudis les femmes. Toutes les femmes. Mademoiselle Pernois aura l’élégance de ne pas me mettre à la porte. Ce n’est pas une femme, c’est un leur,  j’ai vu cette nuit ce que c’est vraiment qu’une femme. Elle n’en n’est pas une. Eph. Elle est belle, de l’intérieur, ça se voit de dehors.
Je vais jeter cette chemise.
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Publié dans [Alexandre]

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P
ok, mais ce n'est pas seulement une histoire de style et de "j'essai de vous cacher la suite", mais c'est aussi, que pour moi la suite est encore inconnue, et mon alex a pas tellement de personnalité!!<br /> mince, j'ai dévoilé les dessous de l'affaire!!!lol voila, dc j'espere trouver assez rapidement ce qu'on attend de moi.
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A
Tu poses bien ton style ici :) Parfois presque un peu trop, même si en étant plus concentré que je n'arrive à l'être pour le moment ça ne doit pas poser de problème.Et je ne suis pas déçu du tout ;) Ca me dépasse un peu, mais je ne suis pas déçu. J'aime bien tout ça :)J'ai juste un peu de mal à bien rentrer dans la personnalité du petit Alex, vu que tu la dévoiles au compte-goutte, et qu'avec ma mémoire de champion les gouttes s'évaporent presque aussi vite qu'elles ne se posent... (Ceci dit c'est juste une remarque personnelle, je ne te demande pas de le changer, puisque tout le monde n'est pas comme moi ^^')
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P
et b(i)en je ne vo(i)s r(i)en d'autre a te d(i)re que merc(i) mon cher(i)!!
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A
Je com, ptit Pro, je com. Bien encore, ce frag, ça semble revenu :D Je ne sais pas quoi dire de plus, à part que j'ai bien aimé. Continue !
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P
merci, c'était fait exprès. mais c'est bien de l'avoir remarqué.!!
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