Rêve de réalité

Publié le par Procyon

Plombières
Alexandre

Dimanche. Le jour du seigneur. Pas de repos, pas de répit, même en ce jour. Les portes de la ma salle de sport me sont toujours ouvertes. Ma salle de sport comme je dis, car le Greg, (à savoir le gardien de la salle de sport) m’a laissé les clefs, depuis quelques années déjà, lorsque j’accompagnais les jumeaux qui sont mes frères et que ceux-ci, de cinq ans mes aînés, ont quitté l’agglomération dijonnaise pour l’activité parisienne. Ma salle de sport, c’est mon repère, c’est là que je viens quand ça ne va pas fort, c’est mon Ephaïstion -en plus grand-. J’y ai passé ma journée, non pas pour ruminer, mais pour me protéger du mauvais temps, et favoriser le renforcement musculaire au profit de mon souffle.
Une douche plus tard -deux en comptant la rabasse prise en rentrant- on peut me voir assis me régalant d’un délicieux repas, longuement mijoté par ma grand-mère, une recette que tout le monde apprécie : sa recette. J’ai ma salle, elle a sa recette. Et tout le monde semble heureux, tout le monde sourit, va même jusqu’à rire. Un bonheur partagé pour les quatre-vingts ans de cette doyenne.
Tous réunis, la petite famille au complet, sauf le grand père mort l’an passé, et Laura disparue des écrans de contrôle de la famille Firent. Pierre et Thomas ont fait le déplacement. Ils sont descendus de la capitale ; ont troqué les uniformes bleus rayés d’une bande rouge pour un costard identique, à la couleur près. Le marron pour Pierre, le bleu pour Thomas. Pas plus bavard l’un que l’autre, le jeu constitue dans notre bout de table, à leur soutirer les impressions de leurs dernières interventions respectives. Chacun sa spécialités, Thom au GRIMP, et Pierre faisant ses classes parmi les plongeurs. Et moi ? Moi subjugué, depuis tout petit je suis leurs traces, mon père est volontaire a Plombières, moi je le serai, dans sept mois tout au plus, mes 18 ans dans la poche j’irai voir le maire. Et je me contenterai de ce peu en matière de pompier jusqu’à la fin de mes études, au bout desquelles, je l’espère, j’irai marcher sur les traces de mes aînés. Paris. C’est le prestige. C’est là qu’ils sont. C’est de là que viennent leurs paroles que je bois, comme un vin de bohème, enivrant chacun des petits bouts de moi ; hérissant, poil après poil, la peau de mon corps que je prépare.
Demain, ils viendront avec moi, c’est promis ; ça fait si longtemps que nous n’avons pas ensemble chevauché ce bancs de musculation, ces vélos d’appartement, ces home-trainers, ces…
Ma salle de sport, mes frangins… nous.

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Publié dans [Alexandre]

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P
ok alsciau, c'est le bbut de découvrir petit a petit;<br /> ms eve, je ne suis pas d'accord, moi je le trouv sympa ce texte, et puis je ne me suis aps fait chier a l'annif de mon gd pere, et en fait pour une fois je ne me suis pas inspirer de moi!! voilou, ms j'espere que le prochain te contentera!!
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E
Alors moi je ne l'aime pas ce texte-là. J'ai l'impression qu'il à été écrit à la va vite en 3 min juste après une réunion de famille où tu t'es fait chier. Enfin, c'est mon impression. <br /> Mais j'ai quand même accroché au premier paragraphe : car on dirait que tu couche sur le papier la pluapart de mes ressentis par rapport à ma salle de sport quand je m'y rend.<br /> Donc une impression mitigée pour ce texte. J'espère que tu te rattraperas au prochain.
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A
J'ai bien aimé aussi, comme Alta le dit, ça se précise de plus en plus, on découvre de nouvelles facettes, de nouvelles humeurs :)
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P
merci cher "i", lol! <br /> et puis deneb, merci, ça fait tres plaisir, de voir que mes mots on la portée qu'ils sont censés avoir!!
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A
Suis fier de toi ptit Pro', ça continue bien, tes fragments ne perdent toujours pas en qualité, tant dans l'écriture que dans l'histoire. On cerne un peu mieux le personnage (je trouve) au fur et à mesure qu'il parle. La Branche Famille, et tout ce qu'elle implique quant à l'avenir d'Alexandre, est décrite ici avec brio. Bravo à toi petite Etoile !
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